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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 10:21

 




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Titre :                                                 Voyage au bout de la nuit

Auteur :                                             Louis-Ferdinand Céline

Genre :                                               Roman (critique sociétale satirique)

Editeur :                                             Gallimard

Collection :                                       Folio

Année de création: 1952

Année de cette publication :        1987

ISBN :                                                 2070360288


 

 


 


L'intrigue :


Le jeune Ferdinand Bardamu, sur un coup de tête, s’engage dans l’armée. Il y découvre la guerre, ses horreurs et absurdités. Il y discerne également un monde brutal, sanguinaire, scabreux et misérable.

De nombreuses aventures l’attendront au sortir de l’armée. Il fera étape en Afrique, aux Etats-Unis, puis s’en reviendra en France, à Garenne-Rancy.

Il n’aura alors de cesse de réaliser que les qualificatifs : "brutal", "sanguinaire", "scabreux" et "misérable", ne s’accordent pas uniquement à la guerre, mais bien à l’Homme lui-même.



 


 

 

Voyage au bout de la nuit

 

 


 


Mon avis :


Louis-Ferdinand Céline explore en profondeur dans cet ouvrage conséquent en termes de message comme en termes de volume, la condition humaine demeurant bien pitoyable. "Des pourrissements en suspens."

Céline n’a de cesse de démontrer que quoi qu’il puisse advenir d’un homme, que quelle que soit son éventuelle réussite, que de quelque condition sociale ou nationalité dont il se peut être issu, il erre in fine, lamentablement dans la mélasse de sa médiocrité graveleuse, tantôt condescendante, tantôt vile, souvent vulgaire.

Dans un style surprenant car faisant moult entorses à la grammaire la plus élémentaire, via des formules hasardeuses : ("C’est nous qu’on a…" plutôt que : "C’est nous qui avons…" "J’ai pas…" ou "Je veux pas"…  plutôt que : "Je n’ai pas … " ou "Je ne veux pas…"), Céline installe somme toute, une plume alléchante, empreinte d’envolées lyriques nous menant jusqu’à une certaine poésie, même dans ses descriptions les plus acides, sur l’état déplorable d’une humanité vouée  à la putréfaction.

"Voyage au bout de la nuit" est un ouvrage majeur, qui marque par son réalisme sans concession, sa sincérité, sa finesse d’observation et son acuité empreinte d’humilité.

 

 

 




 

 

 

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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : Communauté des Passionné(e)s
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 11:16



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Titre :                                      Trois contes de Flaubert

Auteur :                                   Gustave FLAUBERT

Genre :                                    Recueil de 3 nouvelles

Editeur :                                  Librairie Larousse

Collection :                             Classiques Larousse.

Année :                                    1973

 



 


Un cœur simple :

 

L'intrigue :


Félicité est une de ces femmes sans âge qui, au siècle dernier, étaient au service d’une famille de la bourgeoisie. Elles étaient alors presque autant attachées aux membres de ladite famille, qu’aux lieux occupés. Il arrivait parfois que des liens particuliers arrivent à se tisser entre servante et maîtresse.


 

Mon avis :


Par le truchement du personnage de félicité, Gustave Flaubert peint la vie sans grand relief d’une servante ancillaire à une famille l’employant généralement et plus particulièrement, au service d’une patronne. Les événements aussi insignifiants se pouvaient-ils être, arrivaient alors à revêtir un caractère d’exception, à dessein plus ou moins conscient, de colorer quelque peu un quotidien plat et linéaire. Il se pouvait subvenir en cette existence rythmée de tâches récurrentes, qu’un amical et réciproque sentiment naisse, entre servante et servie.

 

 



La légende de saint Julien l’hospitalier.

 

L'intrigue :


Julien est un enfant issu d’une famille aisée. Il grandit en ayant pour obsession, de s’adonner à des jeux se résumant à sacrifier tout ce qui est animal et insecte. Il se passionne pour la chasse ; non pour son côté bucolique mais bien pour son aspect dominateur, destructeur. Toute créature à quatre pattes devient automatiquement une cible.

Un jour, un grand cerf atteint en plein front par l’une des flèches de Julien, l'invective de ces humaines paroles : “Maudit ! Maudit ! Maudit ! Un jour, cœur féroce, tu assassineras ton père et ta mère ! …

 

Mon avis :


Julien traverse les premières années de sa vie dans la passion de la destruction du vivant. Il fabrique là, la croix qu’il se devra de porter tout le reste de ses jours.

Gustave Flaubert narre la facilité qui consiste à se consacrer au mal ; la difficulté résidant à racheter ses méfaits.

A trop descendre dans l’abîme de ses actes mortifères, il apparaît comme le pire sacerdoce que d’espérer, par le repentir, remonter vers quelque lumière. Quand cette dernière décide enfin à se montrer, il se peut qu’elle soit alors, celle de son propre trépas.


 

 


 


Hérodias.

 

L'intrigue :


Dans la citadelle de Machærous, la vie se déroule dans les obscurs arcanes d’un pouvoir basé sur le principe de la tétrarchie.

En ces temps chaotiques, où chaque idée est virulente, où chaque précepte s’octroie de façon relativement rude et brutale, il est certaines prophéties qu’il n’est pas bon proférer…

 

Mon avis :

 

Flaubert aborde en ce récit de grande richesse historique, d’une minutieuse précision, les bouleversements causés par la survenue d’un certain messie…

La religion qui impose son dictat d’intolérance, meut l’homme-marionnette en faiseurs de vils actes.





trois contes






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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : Le champ du monde
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 12:39



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Titre :                 Nocturne céleste

Auteur :            Benjamin Rosenberg

Editeur :            Les Editions Le Manuscrit

Genre :              Roman

Année :             2009

ISBN :                978-2-304-02836-2

 

 

  Nocturne céleste est le deuxième ouvrage de Benjamin, il est arrivé finaliste du prix du roman 2010.

 



 

 


L'intrigue : 



Voici trois années que Thibault souffre de sa séparation d’avec Olda. Il l’aimait avec passion mais elle lui préféra un autre homme, de plus haute condition sociale. Sans doute Thibault n’était-il pas assez bien pour elle…

Le jeune homme tente de se rattraper à l’amour de sa vieille mamie qui se meurt petit à petit. Certain soir, alors que la vie lui semble trop l’accabler, après avoir essuyé l’acrimonie de son patron, Thibault va chercher refuge dans quelque douloureuse ivresse. Il erre ainsi, dans un Paris endormi, jusque tard dans la nuit.

Arrive le moment où, de la fenêtre ouverte d’un petit immeuble, une délicieuse mélodie sortie tout droit d’un hypothétique et féerique piano, s’échappe et le transporte vers d’autres cieux…

 

 

 


 

 

Nocturne céleste

 

 


 

 


Mon avis :

 


Thibault est jeune mais son vécu est déjà lourd. Elevé par sa grand-mère à la suite du décès de ses parents, il développe une sensibilité exacerbée. Son besoin d’amour, son appétence à aimer, habite à ce point tout son être, que son âme en arrive à se connecter avec l’essence même de l’amour, aussi éthéré soit-il, émanant peut-être d’une beauté fauchée en son printemps…


Benjamin Rosenberg nous flâne l’esprit en un récit dont la poésie est à fleur de page, via ce jeune homme intemporel, que la vie a écorché vif.

En cette existence se pouvant peser de sa grisaille, il arrive que l’on aille dénicher lumière et chaleur au delà de soi-même, par delà l’au-delà. 







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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 13:30



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Titre :                                         Toute la nuit devant nous

Auteur :                                     Marcus Malte

Genre :                                       Recueil de trois nouvelles

Editeur :                                     Zulma

Année :                                       2008

ISBN :                                         9782843044595

 



 





Le fils de l’étoile.



L'intrigue :

 


Un enfant de dix ans se rend en colonie de vacances dans un château de campagne. Il n’aime pas les colonies de vacances. Il y rencontre cependant un étrange alter ego en la personne de François, qui comme lui, supporte difficilement l’environnement des colonies : les petits caïds provocateurs, les moniteurs acrimonieux.

Un soir, les enfants de la chambre de notre protagoniste se moquent tous de lui, excepté François, à ce point que le jeune garçon en pleure toutes les larmes de son corps. C’est alors que François lui promet que le reste de la chambrée ne le raillerait jamais plus…



Mon avis :


Il règne en cette nouvelle, une atmosphère empreinte de schizophrénie latente qui n’est pas sans faire penser au roman Garden of love, du même auteur. 

François  ne serait-il pas l’avers de la personnalité du jeune garçon ? Ne serait-il pas la puissance noire, venant obvier aux faiblesses du blanc revers de la psyché de notre béjaune héros ?


 

 



 


Des noms de fleurs.



L'intrigue :



Ils sont adolescents, ils sont amoureux de leur planète. Ils la veulent saine, non corrompue de souillures, ils veulent la protéger. Ils ne peuvent pas vivre sur une Terre irradiée.

Ils se donnent des pseudonymes fleuris afin de fourbir leur coup d’éclat, leur coup de grâce, en un écarlate bouquet final.



Mon avis :


Marcus Malte évoque la pollution de certaines âmes humaines ; de celles qui sont dépourvues de repères sains et solides ; de celles qui ne peuvent prendre le recul nécessaire à l’analyse de leur environnement immédiat. En découle l’ineptie dramatique de leurs actes. Ses âmes délabrées n’ont d’autre recours, pour se croire sauvées, que de s’abîmer à jamais.






Le père de Francis.




L'intrigue :



Dans une cité phocéenne, un homme s’est battu durant cinq années afin que la municipalité accepte de construire un stade, pour occuper plus sainement les minots. Les enfants n’ont dès lors, plus besoin de jeter des pierres sur les trains.

Cet homme est le père de Francis. Il a de suite créé un club de football pour les minots de la cité…


 


Mon avis :



Marcus Malte nous plonge dans l’univers d’une cité marseillaise. Il prête sa plume à la voix d’un petit garçon d’une dizaine d’année qui, à l’instar de nombreux autres, vit le football comme une sub-religion. Nous découvrons via ce minot, un monde où il n’est pas évident d’entrevoir le soleil qui a trop tendance à se musser derrière d’âpres nuées de violence, de délétères et faciles business. Le football représente alors, non seulement une échappatoire, mais surtout un rêve, une place possible au soleil.

Certaines personnalités cristallisent ce rêve, à l’instar de Zizou ; d’autres aident à le réaliser, comme le père de Francis. Ce dernier devient un pilier, un phare pour les minots.

Le plus dur pour eux en leur apprentissage, est de ne pas se retrouver perdus dans l’obscurité la plus totale, lorsque ledit phare s’éteint.

Marcus Malte écrit cette nouvelle à la première personne du singulier, en utilisant un vocabulaire parlé, se voulant comporter les déficiences rhétoriques d’un jeune sans grande instruction. Une fois de plus, la sincérité de la démarche d’alliance de la forme au service du fond de l’auteur, rend l’ensemble crédible et prégnant.




Toute la nuit devant nous Marcus Malte





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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : Litterature
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 15:15



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Titre :                                         Tartarin de Tarascon

Auteur :                                     Alphonse DAUDET

Genre :                                       Roman

Editeur :                                     Classiques Français (French Edition)

Collection :                                Maxi Poche

Année :                                       1996

ISBN :                                         2877143384


 


 



 


L'intrigue :

 



Notre débonnaire héros, plein de bonhomie, quelque peu hâbleur et fanfaron, se trouve être, à la bonne heure, ce bon Tartarin de Tarascon.

Voici ce brave homme se vantant à tout va, bien malgré lui comme en notre midi, de moult grandioses actes cynégétiques de bravoure. Il s’en gargarise à ce point que le voici contraint de donner corps à la légende, dans l’exécution d’un bien pittoresque voyage aux confins de la blanche Algérie…

 

 

 

 



Tartarin de Tarascon

 

 


 

 

 


Mon avis :

 



Alphonse Daudet donne corps à la douce et humaine rodomontade, gasconnade, en la personne de Tartarin de Tarascon. Dans un récit truffé d’humour, qui fut mal pris à l’époque de par la Province alors susceptible ; en cette histoire de rebonds souriants, de moments d’émotion, Alphonse Daudet démontre par l’absurde, le danger que représente une langue trop bien pendue, n’étant jamais par sept fois retournée en sa bouche, avant que d’être actionnée. Son imprudent propriétaire se voit alors contraint de devoir prouver sa hauteur, sa toute grandeur, en l’héroïsme à démontrer et à confirmer.

Un moment littéraire de pur régal.








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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : Litterature
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 18:43



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Titre :                                          Le cri de la mouette.

Auteur :                                      Emmanuelle Laborit.

Genre :                                       Autobiographie.

Editeur :                                     Robert Laffont.

Année :                                       1994

ISBN :                                          2724284542

 


 


 

 


L'intrigue :




La petite Emmanuelle,  alors fraîchement venue au monde, ne pouvait percevoir les petits cris qu’elle émettait devant sa famille qui ignorait encore qu’elle n’entendait pas. Ses petits cris étaient semblables à ceux d’une mouette. La mouette ne grandit pas sans avoir à affronter des vents glacials d’incompréhension. La petite mouette n’eut de cesse que de prendre conscience de ses ailes qui se déployaient petit à petit, et d’écueils combattus en batailles à bien menées, elle s’en vola par delà les désillusions, pour des sommets de ris.



 


 

 

Le cri de la mouette

 

 


 

 

 


Mon avis :



Emmanuelle Laborit nous ouvre les portes de son univers, celui d’une sourde profonde. Elle nous éclaire sur l’importance de son combat ; celui de faire comprendre aux « spécialistes » que de chercher à oraliser à outrance un sourd, se veut davantage destructeur que l’inverse. On ne peut alors obtenir qu’un petit singe imitant l’entendant, se perdant lui-même.

Tout devient à la lecture de ses mots, lumineux. Les sourds ont leur culture. La langue des signes est une nécessité pour eux, afin qu’ils puissent structurer leurs pensées, leur réflexion. Le sourd qui fut entendant peut chercher à s’oraliser car il sait les sons, il connaît la consonance de tel ou tel mot. Mais le sourd de naissance… Comment peut-il oraliser un mot dont il effleure seulement le sens, dont il ignore parfaitement le son ? Le sourd parvient à saisir l’interprétation des mots par le truchement de la langue des signes. Elle est d’une importance capitale. Elle est plus qu’un moyen de communication, elle est la base d’une culture. Il serait bon qu’elle soit connue de tous. L’entendant parle d’intégration du sourd ; seulement le sourd s’intègre ! Il est d’ailleurs très souvent le seul à s’efforcer de communiquer avec la communauté entendante ! Cette dernière ne fait strictement rien ou si peu. L’intégration ne serait-elle pas là ? Que chacun fasse la moitié du chemin ?

Nous prenons conscience en lisant Emmanuelle, à quel point chercher via un appareillage électronique, à mener les sons à un sourd, n’est pas forcément positif, sans compter les effets secondaires possibles. Cela revient à le plonger en un monde abrutissant qui n’est pas le sien, qui ravage violemment ses repères et le noie littéralement. De plus les sons ainsi perçus demeurent dénués de sens ! Le sourd n’est pas un handicapé. Son cerveau s’est adapté et il entend à sa façon. Seul la réticence du monde entendant à son égard en fait un infirme.

Il est important de saisir le message délivré par Emmanuelle.

Emmanuelle Laborit, à l’instar de Noémie Churlet, est devenue pour la communauté sourde, une femme phare. Qu’elle devienne pour les entendants, un exemple !


 

 






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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : Litterature
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 13:42



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Titre :                                         Carnage, constellation.

Auteur :                                      Marcus Malte.

Genre :                                       Roman policier.

Editeur :                                     Gallimard.

Collection :                                Folio policier.

Année :                                       2008.

ISBN :                                        9782070344666

 

 

 

 


 



L'intrigue : 



Moustique, un jeune garçon efféminé, au sortir de prison, se lie d’amitié avec un clochard du nom de Casper. Ce frêle jeune garçon se voit poindre en lui une puissance insoupçonnée ; la puissance de la femme qui sommeille en son être ; la puissance de Césaria…

 

 



 

Carnage, constellation

 

 



 

 


Mon avis :



S’il est des existences qui se voient jonchées d’écueils à outrance, celle de Césaria est de celles-là. Elle a trouvé sa voie, sa force et son amour mais sa vie qui se doit d’être laborieuse, n’est pas décidée à lui laisser couler des jours empreints de quiétude.


Marcus Malte qui est un écrivain entier, qui se jette à plume perdue dans le genre qu’il a choisi au service de l’histoire qu’il prodigue, y va franchement, dans le fond comme en la forme. Quand Marcus Malte donne dans le schizophrène, il nous y plonge à 200 % (Garden of love), quand il décrit la lassitude et la mélancolie, toute l’œuvre en transpire (Plages des sablettes, souvenirs d’épaves), alors quand il raconte la poisse et le glauque, même teinté d’espoir, même éclaboussé de quelque lumière, Marcus Malte ne se limite pas en le style.

C’est ainsi que Carnage, constellation peut surprendre, choquer et détourner le lecteur qui n’a pas saisi l’essence véritable de cet écrivain d’exception qu’est Marcus Malte. Bien sûr, pour servir cette histoire sombre, noire et crue, il aurait pu opter pour policer ses mots en des suggestions métaphoriques qui n’auraient pas gênées la compréhension de l’histoire et auraient peut-être permis que ce livre ne tombe pas des mains de quelques lecteurs. Mais qu’importe. Marcus Malte a opté pour la sincérité. Il veut nous narrer la fange de la relation de certains, d’un monde qui s’inscrit bien souvent en une poisseuse noirceur. Alors oui, ses mots s’enduisent d’une âpre vérité, d’un rêche habit de crudité. Alors oui la forme se veut brûlante à l’instar de la froidure extrême du fond. Le lecteur ayant souscrit à la démarche de Marcus Malte (pouvant pourtant comme je le suis moi-même, être peu attiré par le langage ordurier) se voit passer outre puis reconnaître la justesse de ce point de vue, la puissance inhérente à cette cohérence et qui confère sans conteste, une vigoureuse prégnance à l’histoire. Il réussit le tour de force de conserver à sa plume, sa verve stylée et poétique, au service des éclaboussures d’espérance, de la chaleureuse lumière parvenant à s’insinuer, peu ou prou, au marasme de nos protagonistes. Marcus Malte fait de ce récit qui aurait fait déraper plus d’un auteur, une œuvre qui marque par sa franchise et sa probité.









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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 10:47



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Titre :                                                      Poétique

Auteur :                                                Aristote

Genre :                                                  Essai

Editeur :                                                Les belles lettres

Collection :                                           Les classiques de poche

Traduction :                                         Michel Magnien

Notes et présentation :                      Michel Magnien

Année d’édition :                                2008

ISBN :                                                    9782253052418



 



 


L'intrigue :



Poétique est un traité sur la poésie appréciée en une acception large, c’est à dire se référant à l’interprétation et à la réalisation théâtrale. Aristote y décortique les moyens de créer un « bon spectacle », suivant le choix du public étant destiné à l’apprécier (noble ou vulgaire.) Il détermine les clefs à prendre en compte pour le réaliser : déterminer le thème, la modalité en accord avec la finalité, le but escompté.




 

 

Poétique

 





Mon avis :

 


Ce document qui servit de support à l’élaboration théâtrale, surtout depuis le 17ème siècle, nous enseigne de nombreuses notions dès plus intéressantes. Quant à sa finalité, elle reste selon moi subjective et s’appuyant selon un point de vue, une position déterminée, se pouvant être autre pour certains. Elle ouvre des perspectives quant à la réflexion qui peut découler de ce thème. 

 








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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 14:58



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Titre :                                   Notre Seconde Vie

Auteur :                               Alain Monnier

Genre :                                 Roman

Editeur :                               Flammarion

Année :                                 2007

ISBN :                                   9782081205048

 

 

 

 


 



L'intrigue :

 


La société des hommes et l’environnement se sont dégradés. Les emplois n’occupent

que 20% de la population qui est alors chargée de faire fonctionner le tout. Reste à

occuper les 80% inactifs, tout en leur procurant l’impression d’exister et une source de

revenu.

La solution : NSV.  Une réplique du monde réel, les calamités en moins, se voulant idyllique, où les hommes vivent des existences hautes en couleur, via des avatars plus ou moins extravagants. Plus on obtient de connexion, plus les sponsors s’intéressent à l’avatar en question et lui proposent alors des contrats de sponsoring, afin de vanter les mérites de leurs produits. Plus les connectés sont nombreux, plus les revenus sont élevés. Les travers de la vie première s’avèrent corrompre également la seconde vie…

 

 

 


 

notre-seconde-vie

 


 

 

Mon avis :

 


Notre Seconde Vie est une fiction d’anticipation nous menant en un univers virtuel, cousin éloigné de celui de Matrix ; à la différence que dans NSV, les hommes vivent deux existences : Leur vie première et celle de leur avatar dans NSV. Pour 80% de la population, NSV devient quasiment leur réalité première…

Alain Monnier jongle avec l’ambiguïté du réel qui forge le virtuel ; du virtuel qui façonne le réel, à ce point que tous deux en arrivent à interférer, à se confondre.

Ce récit est captivant et imaginatif. Il demeure intéressant également, quant à sa réalité possible…







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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 11:18



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Titre :                              Il y a longtemps

Auteur :                          Pascal Marmet

Genre :                            Roman

Editeur :                         La Bruyère Editions

Année :                           2008

ISBN :                             9782750004002

 

 


 



 

L'intrigue :


 


Pascal Langle est courtier en assurance. Sa vie se résume entre soirées arrosées à jouer avec des amis qu’il trouve de plus en plus lourds et des réveils tonitruants, très tôt à l’aube, de son acrimonieux patron. Un matin, alors que Pascal se doit d’interroger les propriétaires d’appartements voisins d’une pâtisserie qui a brûlé, il frappe à une porte. Cette dernière s’ouvre sur une jeune femme se nommant Ludmilla. En Pascal, les prémices d’un profond chamboulement se profilent…





Il y a longtemps

 

 

 


 

 


Mon avis :

 



Rien n’est jamais moins simple à saisir que les relations humaines et leurs arcanes, rendant le labyrinthe du Minotaure comme un bien pauvre et banal jeu de piste. Pascal et Ludmilla en sont la thèse exacerbée. Les contraires qui s’attirent, qui se jaugent, qui se rejettent, qui se demandent et se désirent, qui se déchirent et se pansent, qui s’enrichissent et se grandissent, qui doutent autant que leur amour est grand.

D’une écriture véloce et sans fioriture, Pascal Marmet nous mène bon train dans le vécu de ces deux jeunes gens, dans leurs angoisses, leurs requêtes, leurs aspirations et finalement, leur quête.

La présentation de l’histoire est originale, mêlant le récit narratif, épistolaire et des scènes dignes d’un scripte de pièce théâtrale. Le tout est agrippant, suscitant le lecteur à des questionnements inhérents au duo baroque que forme bien souvent, le couple humain. Les personnages principaux sont attachants voire déchirants.

« Il y a longtemps » est une belle histoire, qui nous laisse un sentiment de mélancolie, teinté d’espoir ; l’espoir dans la constatation qu’une personne peut réussir à se parfaire, dans la relation qui la lie à une autre.

 






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