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Mes lectures

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 10:47



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Titre :                                                      Poétique

Auteur :                                                Aristote

Genre :                                                  Essai

Editeur :                                                Les belles lettres

Collection :                                           Les classiques de poche

Traduction :                                         Michel Magnien

Notes et présentation :                      Michel Magnien

Année d’édition :                                2008

ISBN :                                                    9782253052418



 



 


Résumé :



Poétique est un traité sur la poésie appréciée en une acception large, c’est à dire se référant à l’interprétation et à la réalisation théâtrale. Aristote y décortique les moyens de créer un « bon spectacle », suivant le choix du public étant destiné à l’apprécier (noble ou vulgaire.) Il détermine les clefs à prendre en compte pour le réaliser : déterminer le thème, la modalité en accord avec la finalité, le but escompté.




 

 

Poétique

 





Mon avis :

 


Ce document qui servit de support à l’élaboration théâtrale, surtout depuis le 17ème siècle, nous enseigne de nombreuses notions dès plus intéressantes. Quant à sa finalité, elle reste selon moi subjective et s’appuyant selon un point de vue, une position déterminée, se pouvant être autre pour certains. Elle ouvre des perspectives quant à la réflexion qui peut découler de ce thème. 

 








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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 14:58



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Titre :                                   Notre Seconde Vie

Auteur :                               Alain Monnier

Genre :                                 Roman

Editeur :                               Flammarion

Année :                                 2007

ISBN :                                   9782081205048

 

 

 

 


 



Résumé :

 


La société des hommes et l’environnement se sont dégradés. Les emplois n’occupent

que 20% de la population qui est alors chargée de faire fonctionner le tout. Reste à

occuper les 80% inactifs, tout en leur procurant l’impression d’exister et une source de

revenu.

La solution : NSV.  Une réplique du monde réel, les calamités en moins, se voulant idyllique, où les hommes vivent des existences hautes en couleur, via des avatars plus ou moins extravagants. Plus on obtient de connexion, plus les sponsors s’intéressent à l’avatar en question et lui proposent alors des contrats de sponsoring, afin de venter les mérites de leurs produits. Plus les connectés sont nombreux, plus les revenus sont élevés. Les travers de la vie première s’avèrent corrompre également la seconde vie…

 

 

 


 

notre-seconde-vie

 


 

 

Mon avis :

 


Notre Seconde Vie est une fiction d’anticipation nous menant en un univers virtuel, cousin éloigné de celui de Matrix ; à la différence que dans NSV, les hommes vivent deux existences : Leur vie première et celle de leur avatar dans NSV. Pour 80% de la population, NSV devient quasiment leur réalité première…

Alain Monnier jongle avec l’ambiguïté du réel qui forge le virtuel ; du virtuel qui façonne le réel, à ce point que tous deux en arrivent à interférer, à se confondre.

Ce récit est captivant et imaginatif. Il demeure intéressant également, quant à sa réalité possible…








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Par Frédéric de Cenabum - Publié dans : Mes lectures - Communauté : Communauté des Passionné(e)s
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 11:18



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Titre :                              Il y a longtemps

Auteur :                          Pascal Marmet

Genre :                            Roman

Editeur :                         La Bruyère Editions

Année :                           2008

ISBN :                             9782750004002

 

 


 



 

Résumé :


 


Pascal Langle est courtier en assurance. Sa vie se résume entre soirées arrosées à jouer avec des amis qu’il trouve de plus en plus lourds et des réveils tonitruants, très tôt à l’aube, de son acrimonieux patron. Un matin, alors que Pascal se doit d’interroger les propriétaires d’appartements voisins d’une pâtisserie qui a brûlé, il frappe à une porte. Cette dernière s’ouvre sur une jeune femme se nommant Ludmilla. En Pascal, les prémices d’un profond chamboulement se profilent…





Il y a longtemps

 

 

 


 

 


Mon avis :

 



Rien n’est jamais moins simple à saisir que les relations humaines et leurs arcanes, rendant le labyrinthe du Minotaure comme un bien pauvre et banal jeu de piste. Pascal et Ludmilla en sont la thèse exacerbée. Les contraires qui s’attirent, qui se jaugent, qui se rejettent, qui se demandent et se désirent, qui se déchirent et se pansent, qui s’enrichissent et se grandissent, qui doutent autant que leur amour est grand.

D’une écriture véloce et sans fioriture, Pascal Marmet nous mène bon train dans le vécu de ces deux jeunes gens, dans leurs angoisses, leurs requêtes, leurs aspirations et finalement, leur quête.

La présentation de l’histoire est originale, mêlant le récit narratif, épistolaire et des scènes dignes d’un scripte de pièce théâtrale. Le tout est agrippant, suscitant le lecteur à des questionnements inhérents au duo baroque que forme bien souvent, le couple humain. Les personnages principaux sont attachants voire déchirants.

« Il y a longtemps » est une belle histoire, qui nous laisse un sentiment de mélancolie, teinté d’espoir ; l’espoir dans la constatation qu’une personne peut réussir à se parfaire, dans la relation qui la lie à une autre.







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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 15:33




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Titre :                             Le rouge et le noir

Auteur :                          Stendhal

Genre :                           Roman (texte intégral)

Editeur :                         Gallimard

Collection :                    Le livre de poche.

Préface :                         Roger Nimier

Année :                           1958

ISBN :                            Inexistant







Résumé :


Julien Sorel, un jeune plébéien idolâtrant Napoléon, fils de charpentier étant en froid avec les siens, dont la destinée est de devenir ecclésiastique, se voit un jour proposer la fonction de précepteur, dans la famille la plus en vue de sa ville, au domicile de monsieur de Rênal, maire de Verrières. Julien ne supporte pas l’hypocrisie ambiante des castes nobles et ecclésiastiques. Il est un rebelle en l’âme. Son objectif est de parvenir à une colossale fortune. Son ambition est de pouvoir traiter d’égal à égal avec les puissants de ce monde. Cependant, les projets de son insondable avidité de réussite sociale ne tenaient pas compte d’un fait nouveau : l’attirance réciproque qui les anime, lui et madame de Rênal...

 


 


 

Le rouge et le noir1

 




Mon avis :

 



Stendhal nous plonge dans une épopée romanesque, au cœur du XIXème siècle. Son personnage, le jeune Julien Sorel, est dévoré d’ambition et voit ses projets largement perturbés par l’attirance que son beau physique exerce sur les femmes influentes qui l’entourent. Lui qui se voudrait le cœur sec afin de ne viser que son objectif ; elles qui se devraient ne jamais désirer et poser regard sur ce plébéien ; chacun se voit chamboulé de la survenue intempestive de sentiments inopportuns. Que de réactions en chaîne vont suivre alors ! Quelle hérésie que de penser vivre un amour si inconvenant ! Quelle folie en ses personnages versatiles, voire quasiment bipolaires, n’étant attirés réellement que par l’idée de l’écueil à surmonter plutôt que de l’être de chair et de sang, étant extrinsèquement à l’origine de tous leurs tourments !

 Magnifique roman où la puissance de l’indomptable sentiment, de l’incontrôlable et aléatoire ressenti humain, se veut le marionnettiste de destinées romanesques, illusoires, tantôt souriantes, souvent pathétiques ! Quelle démonstration ! Quelle dénonciation de cette volonté humaine rémanente qui consiste à paraître plutôt que d’être !


Le rouge de la passion animale ! Le noir de l’ambition irraisonnée !









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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 12:55



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Titre :                             Les femmes de mes vies

Auteur :                          Valérie Bettencourt

Genre :                           Roman

Editeur :                         Editions Premium

Année :                           2009

ISBN :                            9782356360618

 


 



Résumé :


Stéphane, un jeune homme de 33 ans, se voit affecté d’un handicap récurrent. Il demeure en l’état d’un adolescent attardé. Il ne peut s’attacher à une femme. Il lui faut absolument enchaîner les conquêtes et les histoires sans lendemain et ce, indépendamment de sa liaison avec Carole. Stéphane n’est pas uniquement accroc au sexe, il l’est également du poker entre amis ainsi que du Free Cell sur son ordinateur. Un matin, alors que Stéphane échoue à l’une de ses parties de Free Cell, ce qui s’avère être devenu rarissime, se trouve dans l’incapacité de la réussir, ce qui est encore plus inhabituel. Après sa journée de travail, il se précipite sur son ordinateur afin d’en découdre avec cette partie récalcitrante dont il avait précautionneusement noté le numéro. Il la rejoue. Il la perd de nouveau. Soudainement, il ressent d’étranges vibrations au niveau de la souris de son PC. La boîte de dialogue s’ouvre alors pour afficher entre autre, « Redémarrer la partie. » Stéphane clique. Stéphane bascule dans un trou noir…

 


 

 

 


 

Les femmes de mes vies

 



Mon avis :



« Les femmes de mes vies » est un de ces ouvrages surprenants, à lecture multiple.

Valérie Bettencourt nous mène dans les frasques tonitruantes, teintées d’un soupçon de pathétisme, souvent drôles, de l’instable Stéphane. Sa vie linéaire, évoluant circumphallus ainsi qu’autour de ses nombreuses conquêtes, se trouve être totalement remise en cause en son fonctionnement intrinsèque, via l’intrusion du paranormal dans son quotidien.

En cela réside la puissance de ce récit. Il possède la légèreté pétillante de la comédie rondement menée et maîtrisée, la magie cabalistique de la fable de science fiction, où le surnaturel tient un rôle prépondérant et en lecture de fond, celle qui se déniche d’entre les mots, d’entre les lignes, en filigrane et toile de fond, la profondeur d’un message :

« La quête du bonheur n’est possible et accessible qu’à celui qui est attentif à lui-même et à l’écoute de l’autre. »


Ce roman est un véritable conte moderne qui nous transporte du rire à l’émotion véritable, nous conduisant à une réflexion des plus sincères et profondes sur ce que peut être le bonheur :

L’importance de l’écoute de soi à dessein de mieux appréhender autrui ainsi que le monde à l’entour…


« Les femmes de mes vies» est un de ces rares romans, écrit d’une plume colorée et fraîche, qui nous aspire totalement dès les premières lignes, nous conduisant de rebondissements en rebondissements jusqu’à une issue absolument imprévisible et irrésistible. Il est un de ces livres rédigés de main de maître, par un auteur que l’on devine très imaginatif et aguerri à l’écriture ainsi qu’à la construction de scénarii. Valérie Bettencourt sait exactement où mener ses lecteurs et comment parvenir au résultat escompté. 


« Les femmes de mes vies » est un de ces rares romans dont je redoutais de voir survenir la dernière page, la ligne finale, l’ultime mot.


S’il me fallait écrire une phrase condensant ce livre, elle serait :


« Dessous sa gangue de légèreté, se trouve un joyau de profondeur. »



Un de mes coups de cœur incontestables…









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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 11:13



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Auteur :                 Nathalie Quattrosoldi.



Titre :                    Gwenvred. Les Runes magiques.


Editeur :               T.D.O. Editions.


Genre :                  Roman.


Année :                  2009



ISBN :                   9782915746297

 

 

 




Résumé :



L’action se déroule en Scandinavie au neuvième siècle. Gwenvred, une jeune femme d’une grande beauté et dotée d’un fort charisme, s’apprêtant à rentrer dans les ordres, se voit enlevée au sein même d’une église, par des hommes venus d’ailleurs. Son regard est alors attiré par le magnétisme incroyable émanant  de celui qui semble en être le chef. Elle se réveillera plus tard, sur des terres lointaines, inconnues et quelque peu étranges et obscures…



 

 


 

 

 

Gwenvred et les vikings

 

 

 




Mon avis :



Le destin bien souvent, dessine les existences d’une façon si imprévue et si éloignée des desseins établis au préalable, que l’esprit dérouté de prime abord, parvient alors parfois à s’adapter, voire y  trouver une certaine lumière, un possible épanouissement.

Nathalie Quottrosoldi nous emmène en une homérique épopée, mêlant passions, aventures guerrières et grandes destinées, le tout baigné dans une atmosphère brumeuse cabalistique, où les écrits sacrés, les esprits bienveillants et autres âmes éthérées, y tiennent une place importante.

En suivant la si attachante Gwenvred, le lecteur prend un ticket pour un dépaysement assuré.







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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 09:46










Auteur :                 Marcus Malte.


Titre :                    Plage des sablettes, souvenirs d’épaves.


Genre :                  Roman


Editeur :                Editions autrement.


Collection :           Noir urbain. 


ISBN :                    2746706725

 

Année :                  2005.


 


 



Résumé :

 


Un flic se remémore son passé. Il se souvient de son meilleur ami Paul, retrouvé défiguré par la balle d’un pistolet et rejeté par la mer avec le varech… Il se rappelle sa promesse de retrouver son meurtrier.

 Le temps océan dépose parfois en sa laisse, le doute. Et s’il avait tué lui-même, son ami Paul ?

 


 



 


Mon avis :

 


Le temps qui emporte tout avec lui, délaisse parfois en sa course folle, les choses que l’on s’était promis de faire. Mais ces fils rouges, velléités de nos vies, n’ont peut-être d’autre raison d’être, que de demeurer en suspend, que de perdurer en l’attente.


 












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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 19:56











Titre :    La maison des Glycines.


Auteur :    Emile DESPAX.


Recueil de poésies.


Année :    1905


ISBN:    Inexistant.





 


 




Emile Despax était un exceptionnel talent. Sa poésie se voulait profonde et brillante ; brillante car d’une musicalité époustouflante ; profonde car poétique jusque dans la moelle des mots. Il se jouait de la métaphore avec virtuosité.


La maison des glycines est un chef d’œuvre du genre. Dans un style épistolaire et contemplatif, Emile Despax déchiffre et décrypte le monde qui l’entoure. Il s’adresse à ses lecteurs ainsi qu'aux siens, en dédicaces et magnifiques odes.


Comme il est évident qu’il vous sera très difficile de vous procurer un exemplaire du livre (que j’ai moi-même obtenu car j’ai l’honneur d’être l’ami de son arrière-petit-fils) je n’ai pu résister à l’envie de vous en copier deux extraits. Le choix fut dur tant ce recueil détient de merveilles.


 

 





Le Parc.




Jeune fille du soir, cette heure s’est posée

Comme un oiseau léger sur le bord de ce toit.

L’Heure du souvenir marche dans la rosée,

S’approche et, je le sens, veut me parler de toi.

Avec tes bras croisés sur ton cœur sans défense,

Avec, surtout, cette détresse dans la voix,

Dans le parc où mourut, près de moi, ton enfance,

Jeune fille du soir, c’est toi. Je te revois.

La nuit venait ; la nuit glissait jusqu’en nous-mêmes ;

Le vent tombait, trop lourd du parfum des jasmins ;

Un rayon éclairait tes mains, tes pauvres mains

Et, très loin, dans ton cœur, chantait tout ce qui m’aime.

Le banc de pierre était si blanc sous les lilas

Qu’on eût dit un grand lit jeté sur une tombe.

J’écoutais dans ta voix, mourir une colombe.

Et ma voix était seule, hélas ! hors de mon cœur parla.

Et maintenant, demain, je le sais, une femme

Va passer et j’entends déjà qu’elle me dit :

Mon ami, mon ami, je vous donnai mon âme

Sans bien voir, sans savoir, une fois, dans la nuit.

Et mon cœur, et mon cœur, ne sachant que lui dire,

Répond : Que m’avez-vous donné, vous qui souffrez ?

Il ne faut pas pleurer. Ne pouvez-vous sourire ?

Le rossignol des nuits enchante la forêt.

Elle ne répond pas. Et je sens dans mon rêve

S’épaissir et grandir au fond d’un soir tombant,

L’ombre d’un parc immense où la lune se lève,

Au bout d’un cyprès droit sur la pierre d’un banc.





 

© Emile DESPAX.


 



 


 

 





Le fiancé




Ah ! ma fille, viens donc, viens donc.

Est-ce le bruit de son bâton ?

Viens regarder qui va passer.

N’attends-tu pas ton fiancé ?


— Ah ! ma mère, j’ai mal au pied.

— C’est un boiteux sur le sentier.


Ah ! ma fille n’entends-tu pas ?

Quelqu’un qui siffle, vient, là-bas,

Tourne la clé. Qui va passer ?


— Ah ! ma mère, mon bras a mal.

— C’est un manchot près du canal.


Ah ! m fille, si  c’était lui ?

Lève la barre et pousse l’huis.

Quel est ce chant ? Qui va passer ?

N’entends-tu pas ton fiancé ?


— Ah ! ma mère, je n’y vois rien.

— C’est un aveugle avec son chien.


—  Ah ! ma mère, voici le soir

En velours bleu, en velours noir.

A la source je vais puiser…

Mère, as-tu reçu ce baiser ?


— Ma fille, c’est le vent d’été.

— Non, c’est lui. Mon cœur a sauté. 





 

© Emile DESPAX.








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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 16:32












Les hommes aussi, ont besoin d’amour.







Titre :                   Les hommes aussi, ont besoin d’amour


Auteur :              Yves Lériadec

 

Recueil de nouvelles.


Editeur :              Editions l’Arpenteur.


Année :                2008


ISBN :                   978 2070785988



 




Les bras tendus.



Résumé :


Un homme traverse en trombe, Paris endormi. Il accourt au chevet de sa mère malade, peut-être mourante. Un œdème pulmonaire la menace dangereusement.


Mon avis :


Dans un style lapidaire, dépouillé et étant malgré tout, riche en images, Yves Lériadec aborde cet aspect de la vie qui fait que les rôles de protecteurs/protégés, enfants/parents, ont tendance à l’inversion au gré de l’avancée en la vieillesse.



 



Petites affaires à marée basse.


Résumé :


Lors d’une partie de pêche sur l’estran, un enfant assiste à une énième dispute de ses parents. Il se doit alors, de tenir le cap, de ne rien montrer de son désarroi, de ne rien laisser paraître de son être lézardé, fissuré des altercations successives de sa parentèle.


Mon avis :


L’auteur relate le fait sensible, de l’enfance bien souvent abîmée en l’étau égoïste des histoires de grands.


 




Garçon d’honneur :


Résumé :


Afin de faire plaisir à son parrain qui convole, un jeune garçon se voit attribuer le rôle de garçon d’honneur. Il ne sait absolument pas ce que c’est et perçoit d’un mauvais œil de devoir porter cette infâme culotte anglaise qui le gratte tant.


Mon avis :


Voici une truculente nouvelle qui est une belle photographie d’instants de vie pittoresques, où la banalité d’une scène, vue et vécue via le regard de l’enfance, peut paraître tout à coup féerique. 

Pétillant comme un bon champagne.


 


 


Roulez jeunesse !


Résumé :


Un homme fonce dans sa vie, au sens propre comme au figuré. Belles voitures, belles femmes, belle carrière…

Mais le jour du grain de sable est arrivé…


Mon avis :


Certaines personnes ne tirent jamais la moindre leçon des expériences vécues. Quoi qu’il puisse advenir, jamais ils ne se remettent en cause. Ils ne prêtent pas attention aux dommages collatéraux, ils ne considèrent jamais le mal qu’ils peuvent procurer à l’entour. Ils ne pensent pas ou alors très mal ! Ils reproduisent encore et toujours les mêmes erreurs, tombent toujours immanquablement dans les mêmes ornières, en un cercle vicieux, tournant en boucle jusqu’à la culbute finale.


 


 


Tendresse.


Résumé :


Un enfant ne cesse de mitrailler ses parents avec l’appareil photo qu’il reçut en cadeau récemment.


Mon avis :


Cette nouvelle possède l’originalité de n’être qu’un dialogue, tout du long ; celui de la mère qui répond évasivement, superficiellement aux questions de son fils en souffrance. Ce dernier aimerait saisir pourquoi l’amour et la tendresse ne semblent pas trouver leur place en leur foyer, entre les tâches du quotidien et le paraître à fourbir sans cesse, afin de donner le change aux voisins, de faire bien auprès de la société.


 




Consoler Maria.


Résumé :


Des jeunes gens sortent du cinéma. Les plus grands, un garçon et une fille, profitent de ce que le cadet ne s’endorme sur la plage, pour s’éloigner du côté du remblai…


Mon avis :


Le temps qui défile prestement parvient parfois à nous livrer le sentiment étrange, d’apporter réponses à certaines questions, avant que de n’avoir terminé de nous les poser vraiment.



 


Necker by night.


Résumé:


Un homme rend visite à sa sœur agonisant à l’hôpital. Le mari s’efface afin de leur laisser le loisir de pouvoir se dire tout ce qu’ils n’ont jamais pris le temps de se dire…


Mon avis :


En cette nouvelle, l’auteur aborde avec puissance et sobriété, l’attitude adoptée parfois devant la mort ; même lors d’un adieu, il s’avère difficile de tomber les masques.

 


 



Le sourire de Louise.


Résumé :


Une vieille dame, Louise, habite un appartement devant revenir par succession, à un jeune homme. Mais voilà, Louise vient de fêter ses 70 ans. Elle ne peut être chassée du logement…


Mon avis :


La vie et ses arcanes insondables, enchevêtrées, emmêlées, font qu’il est ardu de prédire de quoi demain sera fait, de parier sur un avenir devant se dérouler au millimètre près, surtout quand la chance ne tient pas à se placer du côté escompté.


 


 


Maman voulait.


Résumé :


Un couple déçu son existence, projette tous ses espoirs sur l’enfant unique en étant issu. L’enfant se doit de devenir ambassadeur. Les parents organisent tout en leur vie, en ce sens…


Mon avis :


Rien n’est pire en l’existence que de s’efforcer à endosser un costume qui n’est pas le sien, qui n’est pas taillé à sa mesure.

Tout aussi magnifique ce costume puisse-t-il être, il vêtira alors un prisonnier.


 


 


Les pages arrachées.


Résumé :


A la mort de leur mère, deux femmes cherchent frénétiquement un livre noir lui ayant appartenu. Ce livre recèlerait des secrets de famille ne devant pas tomber entre toutes les mains…



Mon avis :


Mais que recèle donc ce fameux livre ?

De questionnements en interrogations des protagonistes, le lecteur; à l’instar des membres de cette famille, se laisse saisir par la curiosité et ce, jusqu’à la dernière ligne.

 

 


 



La trajectoire.


Résumé :


Un petit garçon vit une victoire importante ; il vient de gagner un calot, à la récré…


Mon avis :


La confrontation de l'enfance à l’échelle de valeur du monde adulte, génère une foultitude d’incompréhensions.


 

 



 

Rosa, Rosa, Rosam.


Résumé :


Un PDG à la carrière florissante, se voit invité à une réunion d’anciens élèves, organisée par son lycée. Commence pour lui, une plongée dans le passé…


Mon avis :


 Il est des rencontres qui revêtent une importance capitale dans l’existence. Elles peuvent nous orienter, nous façonner, nous structurer, faire de nous, ou bien sérieusement contribuer à faire de nous, les adultes que nous sommes alors devenus.

A l’instar de nos racines, il est bon de ne pas les oublier.



 


 


Passer le permis.


Résumé :


Un homme cherche vainement, avec un acharnement exemplaire, à passer son permis… de vivre.


Mon avis :


En cette dernière nouvelle, l’auteur démontre par l’absurde, la nécessité de prendre son existence à bras le corps, de vivre ses passions, de suivre SA voie ; alors, à cette condition, on peut s’estimer être vivant.










Le fil rouge de ses nouvelles, est l'ensemble des moments de vie, observé via le prisme  du regard d'un homme ; quelque soit son âge, sa condition sociale ou sa nationnalité.






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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 10:51











Mme de Sévigné


Lettres Choisies.

 

 

 

 



 


Auteur :                 Marie de Rabutin-Chantal

Editeur :                Les Editions Larousse

Collection :           Classiques Larousse.

Année :                  indéterminée ( < 1960)

ISBN :                     inexistant



 





Mon avis :

 



Ce petit livret de la célèbre collection Classiques Larousse, à la couverture pierre et céruléenne, recouvrant moult merveilles, nous offre ici quelques lettres de Mme de Sévigné.

Nous pouvons alors voyager au cœur de XVIIème au gré de sa plume exquise. Elle fut tantôt rieuse, rêveuse ou précise, fâchée et emportée ; quoi que toujours d’une grande tenue, se bridant d’elle-même quand elle se sentait risquer d’en trop écrire. (Les services de poste n’assuraient pas la confidentialité des correspondances.) Sa plume fut un régal de richesse en sa forme comme en son fond, émanant d’un esprit vif, éveillé, curieux et clairvoyant.

Un véritable délice didactique (photographie d’une époque) et poétique (style de ses écrits)

A lire ou relire !
















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