Poétique est un traité sur la poésie appréciée en une acception large, c’est à dire se référant à l’interprétation
et à la réalisation théâtrale. Aristote y décortique les moyens de créer un « bon spectacle », suivant le choix du public étant destiné à l’apprécier (noble ou vulgaire.) Il détermine
les clefs à prendre en compte pour le réaliser : déterminer le thème, la modalité en accord avec la finalité, le but escompté.
Mon avis :
Ce document qui servit de support à l’élaboration théâtrale, surtout depuis le 17ème siècle, nous
enseigne de nombreuses notions dès plus intéressantes. Quant à sa finalité, elle reste selon moi subjective et s’appuyant selon un point de vue, une position déterminée, se pouvant être autre
pour certains. Elle ouvre des perspectives quant à la réflexion qui peut découler de ce thème.
La société des hommes et l’environnement se sont dégradés. Les emplois n’occupent
que 20% de la population qui est alors chargée de faire fonctionner le tout. Reste à
occuper les 80% inactifs, tout en leur procurant l’impression d’exister et une source de
revenu.
La solution : NSV. Une réplique du monde réel, les calamités en moins, se voulant idyllique, où les
hommes vivent des existences hautes en couleur, via des avatars plus ou moins extravagants. Plus on obtient de connexion, plus les sponsors s’intéressent à l’avatar en question et lui proposent
alors des contrats de sponsoring, afin de venter les mérites de leurs produits. Plus les connectés sont nombreux, plus les revenus sont élevés. Les travers de la vie première s’avèrent corrompre
également la seconde vie…
Mon
avis :
Notre Seconde Vie est une fiction d’anticipation nous menant en un univers virtuel, cousin éloigné de celui de
Matrix ; à la différence que dans NSV, les hommes vivent deux existences : Leur vie première et celle de leur avatar dans NSV. Pour 80% de la population, NSV devient quasiment leur
réalité première…
Alain Monnier jongle avec l’ambiguïté du réel qui forge le virtuel ; du virtuel qui façonne le réel, à ce
point que tous deux en arrivent à interférer, à se confondre.
Ce récit est captivant et imaginatif. Il demeure intéressant également, quant à sa réalité possible…
Pascal Langle est courtier en assurance. Sa vie se résume entre soirées arrosées à jouer avec des amis qu’il
trouve de plus en plus lourds et des réveils tonitruants, très tôt à l’aube, de son acrimonieux patron. Un matin, alors que Pascal se doit d’interroger les propriétaires d’appartements voisins
d’une pâtisserie qui a brûlé, il frappe à une porte. Cette dernière s’ouvre sur une jeune femme se nommant Ludmilla. En Pascal, les prémices d’un profond chamboulement se
profilent…
Mon avis :
Rien n’est jamais moins simple à saisir que les relations humaines et leurs arcanes, rendant le labyrinthe du
Minotaure comme un bien pauvre et banal jeu de piste. Pascal et Ludmilla en sont la thèse exacerbée. Les contraires qui s’attirent, qui se jaugent, qui se rejettent, qui se demandent et se
désirent, qui se déchirent et se pansent, qui s’enrichissent et se grandissent, qui doutent autant que leur amour est grand.
D’une écriture véloce et sans fioriture, Pascal Marmet nous mène bon train dans le vécu de ces deux jeunes gens,
dans leurs angoisses, leurs requêtes, leurs aspirations et finalement, leur quête.
La présentation de l’histoire est originale, mêlant le récit narratif, épistolaire et des scènes dignes d’un
scripte de pièce théâtrale. Le tout est agrippant, suscitant le lecteur à des questionnements inhérents au duo baroque que forme bien souvent, le couple humain. Les personnages principaux sont
attachants voire déchirants.
« Il y a longtemps » est une belle histoire, qui nous laisse un sentiment de mélancolie, teinté
d’espoir ; l’espoir dans la constatation qu’une personne peut réussir à se parfaire, dans la relation qui la lie à une autre.
Julien Sorel, un jeune plébéien idolâtrant Napoléon, fils de charpentier étant en froid avec les siens, dont la
destinée est de devenir ecclésiastique, se voit un jour proposer la fonction de précepteur, dans la famille la plus en vue de sa ville, au domicile de monsieur de Rênal, maire de Verrières.
Julien ne supporte pas l’hypocrisie ambiante des castes nobles et ecclésiastiques. Il est un rebelle en l’âme. Son objectif est de parvenir à une colossale fortune. Son ambition est de pouvoir
traiter d’égal à égal avec les puissants de ce monde. Cependant, les projets de son insondable avidité de réussite sociale ne tenaient pas compte d’un fait nouveau : l’attirance réciproque
qui les anime, lui et madame de Rênal...
Mon avis :
Stendhal nous plonge dans une épopée romanesque, au cœur du XIXème siècle. Son personnage, le jeune
Julien Sorel, est dévoré d’ambition et voit ses projets largement perturbés par l’attirance que son beau physique exerce sur les femmes influentes qui l’entourent. Lui qui se voudrait le cœur sec
afin de ne viser que son objectif ; elles qui se devraient ne jamais désirer et poser regard sur ce plébéien ; chacun se voit chamboulé de la survenue intempestive de sentiments
inopportuns. Que de réactions en chaîne vont suivre alors ! Quelle hérésie que de penser vivre un amour si inconvenant ! Quelle folie en ses personnages versatiles, voire quasiment
bipolaires, n’étant attirés réellement que par l’idée de l’écueil à surmonter plutôt que de l’être de chair et de sang, étant extrinsèquement à l’origine de tous leurs
tourments !
Magnifique roman où la puissance de l’indomptable sentiment, de l’incontrôlable et aléatoire ressenti
humain, se veut le marionnettiste de destinées romanesques, illusoires, tantôt souriantes, souvent pathétiques ! Quelle démonstration ! Quelle dénonciation de cette volonté humaine rémanente
qui consiste à paraître plutôt que d’être !
Le rouge de la passion animale ! Le noir de l’ambition irraisonnée !
Stéphane, un jeune homme de 33 ans, se voit affecté d’un handicap récurrent. Il demeure en l’état d’un adolescent
attardé. Il ne peut s’attacher à une femme. Il lui faut absolument enchaîner les conquêtes et les histoires sans lendemain et ce, indépendamment de sa liaison avec Carole. Stéphane n’est pas
uniquement accroc au sexe, il l’est également du poker entre amis ainsi que du Free Cell sur son ordinateur. Un matin, alors que Stéphane échoue à l’une de ses parties de Free Cell, ce qui
s’avère être devenu rarissime, se trouve dans l’incapacité de la réussir, ce qui est encore plus inhabituel. Après sa journée de travail, il se précipite sur son ordinateur afin d’en découdre
avec cette partie récalcitrante dont il avait précautionneusement noté le numéro. Il la rejoue. Il la perd de nouveau. Soudainement, il ressent d’étranges vibrations au niveau de la souris de son
PC. La boîte de dialogue s’ouvre alors pour afficher entre autre, « Redémarrer la partie. » Stéphane clique. Stéphane bascule dans un trou noir…
Mon avis :
« Les femmes de mes vies » est un de ces ouvrages surprenants, à lecture multiple.
Valérie Bettencourt nous mène dans les frasques tonitruantes, teintées d’un soupçon de pathétisme, souvent drôles,
de l’instable Stéphane. Sa vie linéaire, évoluant circumphallus ainsi qu’autour de ses nombreuses conquêtes, se trouve être totalement remise en cause en son fonctionnement intrinsèque, via
l’intrusion du paranormal dans son quotidien.
En cela réside la puissance de ce récit. Il possède la légèreté pétillante de la comédie rondement menée et
maîtrisée, la magie cabalistique de la fable de science fiction, où le surnaturel tient un rôle prépondérant et en lecture de fond, celle qui se déniche d’entre les mots, d’entre les lignes, en
filigrane et toile de fond, la profondeur d’un message :
« La quête du bonheur n’est possible et accessible qu’à celui qui est attentif à lui-même et à l’écoute de
l’autre. »
Ce roman est un véritable conte moderne qui nous transporte du rire à l’émotion véritable, nous conduisant à une
réflexion des plus sincères et profondes sur ce que peut être le bonheur :
L’importance de l’écoute de soi à dessein de mieux appréhender autrui ainsi que le monde à l’entour…
« Les femmes de mes vies» est un de ces rares romans, écrit d’une plume colorée et fraîche, qui nous aspire
totalement dès les premières lignes, nous conduisant de rebondissements en rebondissements jusqu’à une issue absolument imprévisible et irrésistible. Il est un de ces livres rédigés de main de
maître, par un auteur que l’on devine très imaginatif et aguerri à l’écriture ainsi qu’à la construction de scénarii. Valérie Bettencourt sait exactement où mener ses lecteurs et comment parvenir
au résultat escompté.
« Les femmes de mes vies » est un de ces rares romans dont je redoutais de voir survenir la dernière
page, la ligne finale, l’ultime mot.
S’il me fallait écrire une phrase condensant ce livre, elle serait :
« Dessous sa gangue de légèreté, se trouve un joyau de profondeur. »
L’action se déroule en Scandinavie au neuvième siècle. Gwenvred, une jeune femme d’une grande beauté et dotée d’un
fort charisme, s’apprêtant à rentrer dans les ordres, se voit enlevée au sein même d’une église, par des hommes venus d’ailleurs. Son regard est alors attiré par le magnétisme incroyable
émanant de celui qui semble en être le chef. Elle se réveillera plus tard, sur des terres lointaines, inconnues et quelque peu étranges et obscures…
Mon avis :
Le destin bien souvent, dessine les existences d’une façon si imprévue et si éloignée des desseins établis au
préalable, que l’esprit dérouté de prime abord, parvient alors parfois à s’adapter, voire y trouver une certaine lumière, un possible épanouissement.
Nathalie Quottrosoldi nous emmène en une homérique épopée, mêlant passions, aventures guerrières et grandes
destinées, le tout baigné dans une atmosphère brumeuse cabalistique, où les écrits sacrés, les esprits bienveillants et autres âmes éthérées, y tiennent une place importante.
En suivant la si attachante Gwenvred, le lecteur prend un ticket pour un dépaysement assuré.
Un flic se remémore son passé. Il se souvient de son meilleur ami Paul, retrouvé défiguré par la balle d’un
pistolet et rejeté par la mer avec le varech… Il se rappelle sa promesse de retrouver son meurtrier.
Le temps océan dépose parfois en sa laisse, le doute. Et s’il avait tué lui-même, son ami
Paul ?
Mon avis :
Le temps qui emporte tout avec lui, délaisse parfois en sa course folle, les choses que l’on s’était promis de
faire. Mais ces fils rouges, velléités de nos vies, n’ont peut-être d’autre raison d’être, que de demeurer en suspend, que de perdurer en l’attente.
Emile Despax était un exceptionnel talent. Sa poésie se voulait profonde et brillante ; brillante car d’une
musicalité époustouflante ; profonde car poétique jusque dans la moelle des mots. Il se jouait de la métaphore avec virtuosité.
La maison des glycines est un chef d’œuvre du genre. Dans un style épistolaire et contemplatif, Emile Despax
déchiffre et décrypte le monde qui l’entoure. Il s’adresse à ses lecteurs ainsi qu'aux siens, en dédicaces et magnifiques odes.
Comme il est évident qu’il vous sera très difficile de vous procurer un exemplaire du livre (que j’ai moi-même
obtenu car j’ai l’honneur d’être l’ami de son arrière-petit-fils) je n’ai pu résister à l’envie de vous en copier deux extraits. Le choix fut dur tant ce recueil détient de
merveilles.
Le Parc.
Jeune fille du soir, cette heure s’est posée
Comme un oiseau léger sur le bord de ce toit.
L’Heure du souvenir marche dans la rosée,
S’approche et, je le sens, veut me parler de toi.
Avec tes bras croisés sur ton cœur sans défense,
Avec, surtout, cette détresse dans la voix,
Dans le parc où mourut, près de moi, ton enfance,
Jeune fille du soir, c’est toi. Je te revois.
La nuit venait ; la nuit glissait jusqu’en nous-mêmes ;
Le vent tombait, trop lourd du parfum des jasmins ;
Un rayon éclairait tes mains, tes pauvres mains
Et, très loin, dans ton cœur, chantait tout ce qui m’aime.
Le banc de pierre était si blanc sous les lilas
Qu’on eût dit un grand lit jeté sur une tombe.
J’écoutais dans ta voix, mourir une colombe.
Et ma voix était seule, hélas ! hors de mon cœur parla.
Et maintenant, demain, je le sais, une femme
Va passer et j’entends déjà qu’elle me dit :
Mon ami, mon ami, je vous donnai mon âme
Sans bien voir, sans savoir, une fois, dans la nuit.
Et mon cœur, et mon cœur, ne sachant que lui dire,
Répond : Que m’avez-vous donné, vous qui souffrez ?
Il ne faut pas pleurer. Ne pouvez-vous sourire ?
Le rossignol des nuits enchante la forêt.
Elle ne répond pas. Et je sens dans mon rêve
S’épaissir et grandir au fond d’un soir tombant,
L’ombre d’un parc immense où la lune se lève,
Au bout d’un cyprès droit sur la pierre d’un banc.
Un homme traverse en trombe, Paris endormi. Il accourt au chevet de sa mère malade, peut-être mourante. Un œdème
pulmonaire la menace dangereusement.
Mon avis :
Dans un style lapidaire, dépouillé et étant malgré tout, riche en images, Yves Lériadec aborde cet aspect de la
vie qui fait que les rôles de protecteurs/protégés, enfants/parents, ont tendance à l’inversion au gré de l’avancée en la vieillesse.
Petites affaires à marée basse.
Résumé :
Lors d’une partie de pêche sur l’estran, un enfant assiste à une énième dispute de ses parents. Il se doit alors,
de tenir le cap, de ne rien montrer de son désarroi, de ne rien laisser paraître de son être lézardé, fissuré des altercations successives de sa parentèle.
Mon avis :
L’auteur relate le fait sensible, de l’enfance bien souvent abîmée en l’étau égoïste des histoires de
grands.
Garçon d’honneur :
Résumé :
Afin de faire plaisir à son parrain qui convole, un jeune garçon se voit attribuer le rôle de garçon d’honneur. Il
ne sait absolument pas ce que c’est et perçoit d’un mauvais œil de devoir porter cette infâme culotte anglaise qui le gratte tant.
Mon avis :
Voici une truculente nouvelle qui est une belle photographie d’instants de vie pittoresques, où la banalité d’une
scène, vue et vécue via le regard de l’enfance, peut paraître tout à coup féerique.
Pétillant comme un bon champagne.
Roulez jeunesse !
Résumé :
Un homme fonce dans sa vie, au sens propre comme au figuré. Belles voitures, belles femmes, belle
carrière…
Mais le jour du grain de sable est arrivé…
Mon avis :
Certaines personnes ne tirent jamais la moindre leçon des expériences vécues. Quoi qu’il puisse advenir, jamais
ils ne se remettent en cause. Ils ne prêtent pas attention aux dommages collatéraux, ils ne considèrent jamais le mal qu’ils peuvent procurer à l’entour. Ils ne pensent pas ou alors très
mal ! Ils reproduisent encore et toujours les mêmes erreurs, tombent toujours immanquablement dans les mêmes ornières, en un cercle vicieux, tournant en boucle jusqu’à la culbute
finale.
Tendresse.
Résumé :
Un enfant ne cesse de mitrailler ses parents avec l’appareil photo qu’il reçut en cadeau récemment.
Mon avis :
Cette nouvelle possède l’originalité de n’être qu’un dialogue, tout du long ; celui de la mère qui répond
évasivement, superficiellement aux questions de son fils en souffrance. Ce dernier aimerait saisir pourquoi l’amour et la tendresse ne semblent pas trouver leur place en leur foyer, entre les
tâches du quotidien et le paraître à fourbir sans cesse, afin de donner le change aux voisins, de faire bien auprès de la société.
Consoler Maria.
Résumé :
Des jeunes gens sortent du cinéma. Les plus grands, un garçon et une fille, profitent de ce que le cadet ne
s’endorme sur la plage, pour s’éloigner du côté du remblai…
Mon avis :
Le temps qui défile prestement parvient parfois à nous livrer le sentiment étrange, d’apporter réponses à
certaines questions, avant que de n’avoir terminé de nous les poser vraiment.
Necker by night.
Résumé:
Un homme rend visite à sa sœur agonisant à l’hôpital. Le mari s’efface afin de leur laisser le loisir de pouvoir
se dire tout ce qu’ils n’ont jamais pris le temps de se dire…
Mon avis :
En cette nouvelle, l’auteur aborde avec puissance et sobriété, l’attitude adoptée parfois devant la mort ;
même lors d’un adieu, il s’avère difficile de tomber les masques.
Le sourire de Louise.
Résumé :
Une vieille dame, Louise, habite un appartement devant revenir par succession, à un jeune homme. Mais voilà,
Louise vient de fêter ses 70 ans. Elle ne peut être chassée du logement…
Mon avis :
La vie et ses arcanes insondables, enchevêtrées, emmêlées, font qu’il est ardu de prédire de quoi demain sera
fait, de parier sur un avenir devant se dérouler au millimètre près, surtout quand la chance ne tient pas à se placer du côté escompté.
Maman voulait.
Résumé :
Un couple déçu son existence, projette tous ses espoirs sur l’enfant unique en étant issu. L’enfant se doit de
devenir ambassadeur. Les parents organisent tout en leur vie, en ce sens…
Mon avis :
Rien n’est pire en l’existence que de s’efforcer à endosser un costume qui n’est pas le sien, qui n’est pas taillé
à sa mesure.
Tout aussi magnifique ce costume puisse-t-il être, il vêtira alors un prisonnier.
Les pages arrachées.
Résumé :
A la mort de leur mère, deux femmes cherchent frénétiquement un livre noir lui ayant appartenu. Ce livre
recèlerait des secrets de famille ne devant pas tomber entre toutes les mains…
Mon avis :
Mais que recèle donc ce fameux livre ?
De questionnements en interrogations des protagonistes, le lecteur; à l’instar des membres de cette famille, se
laisse saisir par la curiosité et ce, jusqu’à la dernière ligne.
La trajectoire.
Résumé :
Un petit garçon vit une victoire importante ; il vient de gagner un calot, à la récré…
Mon avis :
La confrontation de l'enfance à l’échelle de valeur du monde adulte, génère une foultitude
d’incompréhensions.
Rosa, Rosa, Rosam.
Résumé :
Un PDG à la carrière florissante, se voit invité à une réunion d’anciens élèves, organisée par son lycée. Commence
pour lui, une plongée dans le passé…
Mon avis :
Il est des rencontres qui revêtent une importance capitale dans l’existence. Elles peuvent nous orienter,
nous façonner, nous structurer, faire de nous, ou bien sérieusement contribuer à faire de nous, les adultes que nous sommes alors devenus.
A l’instar de nos racines, il est bon de ne pas les oublier.
Passer le permis.
Résumé :
Un homme cherche vainement, avec un acharnement exemplaire, à passer son permis… de vivre.
Mon avis :
En cette dernière nouvelle, l’auteur démontre par l’absurde, la nécessité de prendre son existence à bras le
corps, de vivre ses passions, de suivre SA voie ; alors, à cette condition, on peut s’estimer être vivant.
Le fil rouge de ses nouvelles, est l'ensemble des moments de vie, observé via le prisme du regard d'un homme ; quelque soit son âge, sa condition sociale ou sa
nationnalité.
Ce petit livret de la célèbre collection Classiques Larousse, à la couverture pierre et céruléenne, recouvrant
moult merveilles, nous offre ici quelques lettres de Mme de Sévigné.
Nous pouvons alors voyager au cœur de XVIIème au gré de sa plume exquise. Elle fut tantôt rieuse,
rêveuse ou précise, fâchée et emportée ; quoi que toujours d’une grande tenue, se bridant d’elle-même quand elle se sentait risquer d’entropécrire. (Les services de
poste n’assuraient pas la confidentialité des correspondances.) Sa plume fut un régal de richesse en sa forme comme en son fond, émanant d’un esprit vif, éveillé, curieux et
clairvoyant.
Un véritable délice didactique (photographie d’une époque) et poétique (style de ses écrits)