Victor se remémore sa dernière rentrée scolaire, à l’école du Prieuré. Il fut malheureux cette année là. Il
travailla correctement sans jamais rencontrer la moindre chaleur, le plus petit encouragement, ni de son instituteur, ni de sa directrice.
Heureusement qu’il rencontra Shania. Heureusement aussi et surtout, Victor a un Papé extraordinaire qui le
soutient et l’appuie ; à ce point que ce dernier a réservé une énorme surprise à son petit-fils…
Mon avis :
Dans ce joli petit livre de 81 pages, suavement illustré en noir et blanc, Nanie Iscuit évoque l’importance pour
un élève, d’être entouré d’enseignants passionnés, sachant pousser les enfants à progresser, plutôt que de les accabler.
Elle raconte également la richesse de cet amour immuable qui peut unir un enfant à son grand-père.
C’est un joli récit empli de cette fraîcheur inhérente à tous les ouvrages de Nanie Iscuit. Il ravira les enfants
d’une dizaine d’année et plus, ainsi que leurs parents.
Dans ce nouvel épisode, Tipi est parti en vacance, par delà les champs, en quête de fleurs en forme de cœur,
afin de les offrir aux enfants polis et gentils. Quant à Plume et Mélodie, ils nous mènent à la campagne pour un délicieux moment bucolique.
Mon avis :
Dans ce joli petit livre de la collection Petits Cœurs, nous retrouvons toutes les qualités inhérentes à la
collection. (écriture cursive, format facile à manier pour des petites menottes enfantines, délicatesse poétique de l’histoire, suaves et savoureuses illustrations)
Les enfants ont loisir de se repérer en les chiffres et les jours de la semaine.
Nanie Iscuit invite ses jeunes lecteurs à observer tout un petit monde pastoral, forestier et campagnard, à le
contempler et à l’apprécier, en une joyeuse randonnée printanière.
Un jour, un lion rentre dans une bibliothèque. Est-ce autorisé ? La présence d’un lion n’est pas interdite,
précise la directrice, seulement courir et faire du bruit est proscrit.
Le lion a bien compris le règlement. Il aime à épousseter les livres avec sa queue. Il apprécie également d’aider
la directrice à lécher les enveloppes à l’intention des retardataires. Il est devenu son ami. Mais voilà qu’un jour, le lion rugit tout de même…
Qu’a-t-il bien pu le pousser à enfreindre le règlement ?
Qu’adviendra-t-il de ce gentil lion qui aime tant à fréquenter la bibliothèque?
Mon avis :
Cette jolie histoire met en lumière l’important rôle social que représente aujourd’hui plus que jamais, celui
d’une bibliothèque.
Elle est un lieu de rencontre initiatique de ses visiteurs et de la culture ; des individus entre eux,
quelque soit leur origine, classe sociale, religion et éducation. Tous se retrouvent en cet havre de paix, d’apprentissage, d’accès à l’ouverture vers le monde et les autres, d’échange et de
respect.
C’est l’histoire d’un très bref moment anecdotique, que raconte une maman de retour à la maison le soir. Il est
question de chat tombant dans l’eau, d’un oiseau malin… Cette anecdote est narrée à chaque page avec une tonalité différente, une saveur autre, tel l’aliment accommodé de plusieurs façons,
mitonné avec diverses sauces :
A la sauce esquimaude, sorcière, martienne, piquante et bien d’autre.
Mon avis :
Très délicieux à lire, étonnant, drôle et faisant naître un indispensable et délectable appétit chez le jeune
lecteur… L’appétit de lire.
La grosse usine au cœur de la ville crache sans discontinuer sa fumée noire qui a tout anéanti. Plus de verdure,
plus d’eau, plus rien que des poissons à pattes fabriqués par l’usine.
Pourtant, il reste Léa, une petite fille pleine de rêves, qui va rencontrer Tom dont le passe-temps est de
peindre des arbres, lesquels n’existent plus. Une amitié naît entre les deux enfants. Tom invite son amie dans son antre secrète.
Léa, imprudente, s’avance trop près de la falaise et le rocher se dérobe…
La chute sera-t-elle inévitable ?
Quels seront les conséquences de ce geste malheureux ?
Mon avis :
Cette histoire sensibilise de façon efficace et ludique, sur les méfaits et les ravages de la pollution sur
l’environnement.
Petit à petit, la nature s’essouffle, s’étouffe et se meurt.
L’auteur met l’accent sur l’importance de l’eau, indispensable source de vie, sans laquelle aucune existence n’est
possible sur Terre.
Il était une fois, Woniu l’escargot qui se morfondait sous un soleil de plomb. La
pluie salvatrice arrivant enfin, il se ravigote et entame un périple en vue de dénicher un beau potager.
Va-t-il y parvenir sans encombre ?
Dans quelles amusantes conditions va-t-il rencontrer Kioute et les
siens ?
Mon avis :
Ce petit livre, 3éme volet de la collection Chuchotements dans le jardin,
revêt tous les attraits des œuvres de Nanie Iscuit :
La beauté, la fraîcheur, le rêve délicat et enjoué, pour les
principaux.
Les enfants se trouvent y être rapidement très attachés et les grands prennent un
réel plaisir à lire ces petites histoires aux petits n’étant pas encore lecteurs.
Il était une fois les aventures d’une petite famille de… balles de ping-pong.
Après avoir été plantées en terre par Piktor le jardiner artiste, Ping, Pong vinrent à la vie et la donnèrent à leur tour, à leur petit Kioute.
Ils vivent heureux à Monavis, dans la propriété de la gentille famille
Petitbois.
Mais un jour, ces derniers décident de déménager pour un petit château dominant
l’Oise, dans le Vexin.
Comment nos petits amis qui ne conçoivent pas de vivre loin des Petitbois,
vont-ils s’y prendre pour les rejoindre ?
Quel sera le formidable voyage qu’ils devront alors
entreprendre ?
La solidarité, l’amitié et l’affection seront-elles à nouveau au
rendez-vous ?
Mon
avis :
Nanie Iscuit a eu l’idée ingénieuse de compiler en une adorable et toujours aussi
fraîche histoire, sublimée par les illustrations de l’incomparable Tomoko Kitagawa, les personnages rencontrés dans les collections :
_ Chuchotements dans le jardin.
_ Les enfants Petitbois.
Toutes ces petites histoires sont telles des petits puzzles qui seraient
intrinsèquement, pièces d’un puzzle plus conséquent : Les secrets de Monavis.
Cette balade poétique dans l’univers de l’amitié, de la famille, de la
bienveillance et de la persévérance peut également se lire sans avoir pris connaissance, au préalable, des autres collections.
Cet ouvrage de 152 pages est magnifique, composé de pages glacées, d’une écriture
cursive, il est un formidable livre de conte pour accompagner nos bambins vers un sommeil réparateur, un soleil intérieur…
En avant-propos, Nanie Iscuit s’adresse à ses jeunes lecteurs en un charmant
petit texte d’accueil.
Elle pousse la perfection à inclure en fin d’ouvrage, un petit dictionnaire
reprenant tous les mots susceptibles de poser un problème de compréhension pour les enfants. Ce qui fait que, in fine, Les secrets de Monavis est un livre très esthétique,
ludique, poétique, didactique et solaire.
Cette petite histoire se passe dans une basse-court ayant pour patriarche, le coq
Basile. Comme chaque matin, il tient son rôle de réveil, très au sérieux.
Les poules encore endormies sortent difficilement du sommeil, particulièrement
Galinette. Le premier travail de Galinette est de trouver à manger pour ses poussins et elle. Tout ensommeillée, elle s’aventure plus profondément qu’à l’accoutumée, dans le jardin alentour. Elle
se précipite alors sur des graines qu’elle ne connaît pas…
Mais quelles sont ces graines qu’elle mange ainsi ?
Son ami Ping interviendra-t-il à temps pour lui enseigner la prudence devant
l’inconnu ?
Mon
avis :
Nous retrouvons avec joie Ping, la compagne de Pong (un jeu qui finit bien) et Kioute, leur petit que Nanie Iscuit annonce comme étant son mignon petit éclaireur dans la
découverte de dame nature.
Nous apprenons dans un sourire, différentes façons dont le coq lance son
Cocorico !, suivant sa nationalité.
Nanie Iscuit aborde la circonspection à observer devant ce dont nous ignorons
tout. La nature est prolifique en denrées alimentaires, mais il ne faut jamais mettre dans notre bouche, quoi que ce soit dès l’instant où nous ne le connaissons pas. Cela peut s’avérer être un
poison !
Il était une fois Piktor, un artiste peintre devenu jardinier. Il gratte son
petit jardin de chardons et y découvre deux vieilles balles de ping-pong.
Plutôt que de suivre sa première idée qui fut de les jeter à la poubelle, il se
décide à les planter. Il les amende en engrais puis les arrose…
Ses petites balles dans leurs nids douillets vont-elles produire quoi que ce soit
d’autre que l’espérance d’un fantasme de Piktor ?
L’alchimie du rêve de l’artiste d’avec la poésie de la nature va-t-elle se
produire ?
Quelle en sera alors l’œuvre ?
Mon
avis :
L’auteur nous accueille en expliquant l’origine de son surnom Nanie
Iscuit, ce qui nous introduit doucereusement dans le monde magique et spontané de la petite enfance.
Ce livre issu de la collection chuchotements dans le jardin, délivre
tendrement la part de rêve et de poésie que quiconque peut prélever à la simple écoute de la nature.
La fraîcheur du texte est exacerbée par les suaves dessins de Tomoko
Kitagawa.
Une écriture cursive, un format aisé à manipuler, une texture agréablement glacée
des pages, le tout allié à du rêve et de la magie, fait de ce petit livre un moyen de s’évader qui plaira beaucoup aux plus petits et ne déplaira pas aux plus grands !
Tipi est revenu comme promis, voir son ami le petit garçon. Sa liberté retrouvée
lui a rendu force et beauté. Il raconte ses rencontres et aventures d’avec les Indiens, le dauphin rose et le singe hibou.
Mais sa soif de découverte et de paysage, fait que ses visites sont toujours trop
courtes au goût du petit garçon.
Quelles seront les péripéties et découvertes à venir de
Tipi ?
Comment Tipi exprimera son amour et sa reconnaissance envers son jeune
ami ?
Mon
avis :
Tipi et toiest la sympathique suite de Tipi. La magie opère à nouveau.
Tipi et toitraite de trois thèmes :
_L’Amazonie et son incroyable faune, sa gigantesque et si importante
flore.
_L’eau et ses multiples bienfaits.
_L’amitié.
En l’occurrence, celle qui les unis tous deux. L’importance de saisir qu’amour ou
amitié ne rime pas avec exclusivité, que la liberté demeure une donnée essentielle du bonheur.
Les dessins apportent toujours cette fraîcheur, à l’instar du texte. Le format
correspond parfaitement aux petites mains de nos bambins. L’histoire est concise, rapide et aisée d’accès pour nos lecteurs en herbe. Elle est un décor idéal pour les doux rêves à venir de nos
enfants, à l’heure du coucher.