Dimanche 26 septembre 2010, 08h45. Nous partons mon épouse et moi, pour Maisons-Alfort. Nous sommes invités à participer aux JMS
2010 et nous devons, mon hôte et moi, travailler sur un projet que nous avons en commun.
Nous arrivons pour 10h30. Notre hôte nous reçoit tout sourire. Elle est rayonnante. Nous nous connaissons depuis un peu plus de
2 ans mais c’est la première fois que nous nous rencontrons. C’est une Noémie charmante, enthousiaste, chaleureuse, qui nous reçoit. Je suis heureux car elle est exactement celle que je perçus
lors de nos premiers échanges et qui fit que je lui dédiai un poème. Elle est en résumer aussi belle intérieurement qu’elle l’est extérieurement. (Mon épouse est d’accord…)
Nous travaillons la matinée sur notre projet. Nos échanges sont enrichissants et passionnants. Je sens que rapidement, je
n’aurais plus besoin d’interprète pour la comprendre. D’ailleurs, je suis fermement décidé à apprendre rapidement la LSF.
Noémie est sourde mais je pense sincèrement qu’elle entend bien mieux que moi et que de nombreux entendants. Certains auront
compris de qui je parle. Je parle de l’excellentissime, la solaire Noémie
Churlet.
Voilà une actrice qui a su rester simple, abordable et disponible. Je peux avancer sans la moindre démagogie, que lorsqu’on
possède une ouverture d’esprit et une très grande classe, on ne tombe pas dans le grossier piège du « chopage de melon. » Noémie est de cette trempe ; de ceux qui possèdent la
clairvoyance de l’âme, l’intelligence du cœur.
Je me sens avec elle comme avec ma propre sœur.
Elle nous garde à déjeuner, (très bon, soit dit en passant) puis nous filons pour Paris, via le métro, rejoindre le cortège aux
ballons bleus, le cortège des JMS.
Première surprise ; dans un silence impressionnant, des centaines de personnes échangent à bâtons rompus. Il se dégage de
ces gens, un dynamisme et un enthousiasme évident. Je ressens très fort ce que j’éprouve si souvent. Nous avons tant à apprendre de l’autre, de l’étranger, du différent. Nous avons tant à
échanger…
Échanger… Voilà le leitmotiv des JMS ! Que les communautés, Sourde et Entendante, ne fassent enfin plus qu’une ! Que
les différences ne deviennent plus synonyme de scission mais bien d’union et d’enrichissement ! Utopie ? Personnellement j’y crois. Je pense que ce sera long, mais possible et
réalisable.
Noémie nous présente et nous introduit parmi ses amis. C’est ainsi que nous avons la joie de rencontrer entre autres, Laurent
Verlaine, Victor Abbou, Emmanuelle Laborit.
Nous arrivons place de la République, lieu de ralliement de notre procession. Noémie papillonne d’une personne à l’autre et fait
connaître davantage son webzine "Intermittent’Sign" (qui va bientôt changer de nom...) Noémie irradie…
Mais hélas, l’heure tourne et nous devons nous quitter. Mais qu’importe ! Nous aurons d’autres occasions de nous
retrouver ; ne serait-ce que pour travailler sur notre projet.
C’est l’âme pleine de soleil, le cœur empli d’espoir, que nous retournons dans notre Loiret.
Merci Noémie ! Merci de ta gentillesse et de ta magnanimité ! Merci de combattre au quotidien pour que la culture
s’offre aux Sourds, pour que ce monde ne soit plus celui des Entendants, mais celui des Hommes, tout simplement !
Nous sommes conscients, mon épouse et moi, de côtoyer là, une femme peu ordinaire, qui est bien partie pour marquer son temps.
"Une femme phare, une femme fleuron… une illustre femme…"
Cliquez sur la photo afin d'accéder au petit reportage photos.
Automne 1998. Il fait un froid de canard. Nina Companéez installe son monde, distille ses ordres et consignes.
L’action se déroule durant l’été, mais elle est tournée en novembre…
Les figurants, dont nous sommes, ma femme et moi, ainsi que les acteurs, sont transis dans leurs vêtements
estivaux. Nous sommes tous sur le parvis de la cathédrale de Chartres. Nous devons sourire alors que nos mâchoires sont crispées par les basses températures. Il est un acteur pour qui le fait de
parler pose problème, tant il est frigorifié. Il demande à stopper quelques instants la prise de vue, afin de pouvoir rapidement effectuer des exercices de diction. Là, sur le parvis de la
cathédrale, le voici qui psalmodie des onomatopées à dessein de se dégourdir les maxillaires. Il est de nouveau prêt ; l’action reprend et très vite, Nina Companéez lance un salvateur
"Coupez". Cette prise est la bonne.
L’acteur, avant d’aller se réchauffer un peu, voit parmi les figurants, là, juste à coté de moi, un enfant qui
grelotte. Il enlève de suite sa veste et la lui dépose sur le dos tout en le frictionnant vigoureusement. L’enfant se réchauffe et sourit. Nous sommes sur le tournage de la saga "La poursuite du
vent" et l’acteur qui lui frotte le dos n’est autre que Bernard Giraudeau…
L’acteur ne se sauve pas, entre deux prises. Il reste là, avec nous, les figurants. Il nous parle volontiers. Je
me souviens avoir échangé avec lui, sur le ton de la plaisanterie. Il est bien. Il aime son métier ainsi que les gens que ce dernier lui fait côtoyer. Néanmoins, il n’aime pas la ville de
Chartres, elle ne lui a jamais été favorable, nous avoue-t-il, lors de l’arrêt dû à son besoin de se chauffer la diction. Mais n’importe ! Il est bien à l’exercice de son métier, et c’est
beau et bon à voir, à vivre.
La journée se déroule ainsi, de prise en prise, tantôt hors cathédrale, tantôt dedans.
Il est amène, agréable et souriant. Alors que sa dernière scène du jour est tournée, plutôt que de s’en retirer
sans crier gare, il revient afin de nous saluer, nous, les anonymes. Il salue également ses collègues acteurs et les techniciens.
Voilà l’impression que me laissa cet homme. Celle d’un homme de grand talent, ne se sentant pour autant, point
supérieur. Que beaucoup de parvenus du show-biz et de la people-mania méditent ceci ! Le génie de ces grands talents, réside certainement dans le fait qu’ils sont aussi beaux en la vie
qu’ils le sont sur scène, et cela ma foi, reste, il faut bien le reconnaître, assez rare.
Bernard Giraudeau était de cette trempe là. Acteur de renommée, son cœur ne s’en était pas pour autant
asséché.
Cette journée fut un très agréable souvenir et nul doute que c’est à cet homme de cœur que nous le devons si
agréable, ce souvenir.
Je suis fier d’avoir rencontré ce Monsieur, d’avoir échangé avec lui. La rencontre fut brève mais elle me suffit à
le trouver solaire, voire éblouissant ; car toute sa beauté physique n’avait en rien gâté ni entamé sa beauté d’âme.
Je remercie l’existence, pour ce si remarquable cadeau.
Une étoile de plus, brille dans le firmament de ceux qui nous manquent atrocement…
Samedi 26 juin 2010, j’ai partagé avec mes amis de l’association Les amis de la bibliothèque George
SAND, de Semoy, le grand plaisir de visiter l’atmosphère de Nohant, encore vibrante de l’esprit de l’illustre écrivain.
Nous partîmes tout d’abord, pour un rendez-vous chargé de frissons et de littérature : La mare au
diable...
Samedi 21 février 2009, nous avons fêté les 6 ans de mon petit dernier. Il a invité ses bons copains et
copines.
Ma femme leur avait préparé des activités. En l’occurrence, un jeu fil rouge. Il s’agissait de recueillir à
intervalles réguliers, les ressentis de nos bambins, sur l’école :
1 Leur arrivée à l’école.
2 En classe.
3 A la cantine.
4 A la récréation.
5 Leur maîtresse.
Nous avons recueilli leurs témoignages puis écrit l’ensemble sous forme de 5 petits
poèmes.
Hier, j’ai passé la journée en Sologne pour débarder du bois.
La luminosité était belle.
Je n’ai pu résister à l’envie de m’intéresser un peu à mon environnement.
Furtivement, dans les feuillages au sol parmi les fougères aigle,
((Pteridium aquilinum). Ses larges frondes ressemblent aux ailes ouvertes du rapace. Par ailleurs, lorsqu'on en coupe transversalement le pétiole, apparaît
alors l'image d'un aigle bicéphale.)
se faufila un écureuilroux, alias Sciurus
vulgaris en latin. Sciurus est dérivé de deux mots grecs : skia qui veut dire ombre et oura qui signifie queue. En somme, il
est celui qui "s'assoit à l'ombre de sa queue".
Il s'agit d'une anecdote qui s'est produite aujourd'hui et qui, je pense mérite que je vous la raconte.
Tout a commencé en ce dimanche matin de juin, par l'entraînement de mon grand fiston à s'adapter à son nouveau vélo.
Comme ce VTC est son premier grand vélo, il lui fallu prendre quelques nouveaux repères.
Le démarrage et l'arrêt posaient problèmes, vu la soudaine hauteur de la bicyclette.
Nous commençâmes la journée à lui faire répéter les gestes du départ et de l'arrêt.
Puis, nous passâmes la journée à nous ballader.
Le soir venu, au dîner, Raphaël nous raconta à quel point il était heureux de ses progrès sur son nouveau vélo.
Dans la conversation, il dit soudain ceci:
_...Et c'est papa qui m'a appris à monter et descendre de mon vélo, sans tomber!
...
Eh!!!
Ca me fait penser à un jeu de mots!!!
_Vas-y mon titi, raconte, lui répondîment sa maman et moi.
_Et bien voilà:
"Monter est en train de descendre, et descendre sont en train de monter!"
...
_Oui...
Tu inverses les mots en fait...
Tu considères monter et descendre comme des noms propres autant que comme des verbes?
_Mais non!!
Il nous donna alors l'explication de son énigme.
_"Mon thé est en train de descendre, et des cendres sont en train de monter!"
Il n'a pas huit ans!
Prometteur non?
Autre calembour de mon grand.
Cette fois-ci, il fut inspiré par halloween.
« – Allô ! Wine !
–Ici Trouille.
–Comment ça va Peur ?
–Pas mal Eure.
–Quoi de nouveau Reure ? »
Voilà comment musser les mots :
Halloween, citrouille, vapeur, malheur et horreur.
Matin : musculation et piscine
nous mettent en jambe pour la journée
Nous prenons le tramway 28, très typique, fonctionnant à l’électricité. Très
archaïque, il parvient à se faufiler dans des ruelles très étroites. Les jeunes portugais qui s’accrochent parfois à l’arrière du tram sans payer, sont parfois obligés de descendre pour éviter
d’être coincés contre un mur.
Nous descendons vers le jardin DA
ESTRALA, intéressant au niveau de la botanique car les différentes variétés, qui ne craignent pas le gel, poussent par conséquent de manière incroyablement démesurée par rapport au mêmes
variétés en France.
La promenade est agréable. Les hommes jouent invariablement, par petits groupes, aux
cartes ou aux dominos des heures durant.
Suite de la ballade vers le jardin botanique. Entrée très impressionnante car
l’allée est bordée de gigantesques cocotiers. Ce jardin est intéressant au niveau des espèces plantées mais reste très décevant au niveau de l’entretien et de l’accueil des
touristes.
Retour par le tram, d’une part pour pouvoir savourer le paysage mais aussi pour
soulager les mollets qui commencent à durcir...
11 septembre
1999
Visite de PORTO
Déjà une semaine de passée. Mais ce week-end Jeff nous propose une virée sur
PORTO.
PORTO est la deuxième ville du Portugal. Elle se trouve au nord du pays à 300
kilomètres de LISBONNE. Avec son agglomération elle comprend plus d’un million d’habitants.
Quand on arrive dans cette région, on constate qu’il existe plusieurs ponts. Le plus
en amont est ferroviaire : le « MARIA PIA » est l’œuvre de Gustave Eiffel. Il est entièrement métallique.
Le pont routier « LUIS 1er », reste le plus spectaculaire avec
ses deux tabliers superposés permettant de desservir les quartiers haut et bas de la rive du DOURO. De 172 mètres, il a été construit en 1886.
Nous visitons des caves qui se trouvent le long des rives du
DOURO.
CALEM : Nom d’un cépage.
Le guide nous indique sur une carte que ces vignes se trouvent à environ 100 kilomètres des caves. Ce qui est impressionnant reste la taille énorme des cuves dont la capacité est d’environ 60 000
litres pour permettre le mélange des vins. Les tonneaux sont en chênes. En effet ce bois imperméable permet de ne pas altérer le vin, même en cas de crues fréquentes.
Petite explication sur l’élaboration du
Porto : Les vendanges se font en septembre pratiquement exclusivement à la main du fait de la plantation sur les coteau en terrasse. A partir de la fermentation, il y a ajout d’eau de
vie pour cesser la fermentation et retenir le sucre.
Près de 58 maisons de Porto sont installées à VILA NOVA DE GAIA
(Pas à PORTO !).
District de
Porto
On trouve différentes sortes de vin de porto « du plus simple au plus
perfectionné » :
* Le blanc ou Branco : ce vin
se boit plutôt frais à l’apéritif.
* Le BLENDED :
rouge ;
* Le RUBY : plus vieux et réalisés
à partir d’assemblage de vin de plusieurs années.
* Le TAWNY : blond et adoucit
par l’âge.
Les vins de Porto avec indication de leur âge. Ce sont des « Tawny » de
qualité supérieure.
* Le COLHEITA : ce porto porte
la date de la récolte. Il est réalisé avec des vins de la même année.
* Le VINTAGE : ce Porto est
réalisé avec du raisin de qualité supérieure, d’année exceptionnelle. Il est mis en bouteille après deux ans de fût. Le porto continue de vieillir en bouteille. Il est conseillé d’ouvrir la
bouteille qu’au bout de dix ans, pour la savourer dans les meilleures conditions.
* Le L.B.V (Late Bottled
Vintage) : Une seule récolte et mise en bouteille entre la 4ème et la 6ème année.
La visite de la cave se termine par une dégustation de PORTO blanc et Tawny
rouge.
Déjeuner au restaurant le « TOMAS » : amuse-bouche, riz aux fruits de
mer accompagné d’un vin de la vallée du DOURO dont les rives sont sculptées de hauts gradins soutenant quelques rangs de vignes. (42 500 ha sont cultivés).
Ils faut faire environ 150 kms avant de voir ces vignes. Les vues sont magnifiques,
le temps est splendide donnant aux couleurs une clarté naturelle.
Point historique :
Le DOURO est l’un des fleuves les plus importants de la péninsule ibérique, son
cours inférieur traverse le Portugal. Il a joué un rôle important à partir du 18ème siècle dans le développement de la région. Dans des embarcations à fond plat et à haute voile carrée
(Barcos Rabelos), il assure le transport des fruits et des vins de Porto des vignes vers les caves. Maintenant avec les barrages, il fournit une source hydro-électrique non
négligeable.
12 septembre
1999
PLAYA : Dernière ballade avec jeff
Nous arrivons sur la ville de BELEM avec dégustation d’un petit café « chéius »(bien rempli) et de « pastéis de nata » (spécialité portugaise : petit gâteau à
base de pâte feuilletée et d’une crème pâtissière que l’on saupoudre de cannelle).
Puis direction COSTA DA
CAPARICA. Il faut prendre le bateau à la gare maritime « TERRIERO DO PACO »). Durée 10 mns.
Le coin est sympathique : des kilomètres de plage s’étendent. L’accès peut se
faire à pieds ou pour les moins courageux ou par un petit train qui dépose les gens aux différentes entrées. De nombreuses petites cabanes le long de ces accès proposent à
manger.
Il y a beaucoup de vent mais la température est très correcte. Il faut d’ailleurs
faire attention aux coups de soleil. Nous nous éclatons dans les énormes vagues de l’océan atlantique.
Le soir : Jeff nous fait découvrir un petit restau du quartier pour déguster la
morue (Bacalhau). Recette : morue effilée avec des pommes de terre, oignons, œuf, ail, persil, olive noire). Autre recette : morue entière cuite au four. Vraiment
délicieuse…
13 septembre
1999
Visite de la vieille ville.
Nous entamons notre dernière semaine.
Nous nous débrouillons de mieux en mieux en voiture, même si les portugais
conduisent particulièrement mal. Ils usent, voire même abuse du klaxon.
1er arrêt : place du commerce face à la mer de paille. Ce nom est dû aux reflets de l’eau perçus aux différentes heures de la journée. Là se dressait le palais royal qui fut démoli par le
tremblement de terre. Cette place, aux immenses corps de bâtiment, accueille actuellement diverses ministères. Au centre se dresse la statue du roi JOSEPH 1er sur son
cheval.
Ballade sur la Rua Augusta, la Rua do Ouro. Il s’agit de la rue de l’or qui était au
15ème et 16ème siècle le centre du commerce de l’or. Aujourd’hui c’est la rue des banquiers, des bijoutiers et des orfèvres. Puis la place Rossio et la grande place du
quartier BAXIA.
14 septembre
1999
Visite du musée National des Azulejo
Les 1ère salles expliquent la fabrication des carreaux. Sur de l’argile,
recouvert de plâtre, les modèles étaient piqués à l’aiguille. On appliquait ensuite une poudre de couleur naturelle d’origine bleu de cobalt et on cuisait.
On retrouve des azulejos du 15ème siècle à nos jours avec des motifs
géométriques, des scènes de la vie courante (fauchage des blés, leçons de danses, chasses à cour…). On remarque la présence de nombreux anges, aussi un immense tableau représentant la
nativité.
Dans la pièce de recueillement recouverte entièrement de bois doré, les panneaux
représentent des scènes de la vie de la vierge.
Le long d’un mur, on trouve un très bel ouvrage bicolore (bleu et blanc) composé de
1300 azulejos de 23 mètres de long. Cet ouvrage représente LISBONNE avant le tremblement de terre.
Le soir course au magasin Continent. Ce site est construit à l’endroit de
l’ancienne exposition universelle de 1998 de LISBONNE. Une déferlante imagination permet d’admirer un centre commercial dont le design intérieur représente un bateau (moquette, parquet, banc…). A
voir.
Le thème de l’exposition de cette année là était « les océans, un patrimoine du
futur ». La commémoration du 500ème anniversaire du voyage de VASCO DE GAMA aux indes, le centre porte son nom. L’exposition couvrait 60 ha, 1 km de large et 2 kms de long. 135
pays y ont participés. Le pavillon portugais, du fait de l’importance des voyages dans le monde, était représenté par une énorme dalle de béton en forme de vague suspendue dans les airs :
étonnant.
15 septembre
1999
Visite au jardin zoologique
Aménagé sur 26 ha, ce jardin zoologique comprend une roseraie. Il abrite environ 2
500 animaux dont 380 espèces. L’originalité de ce zoo se trouve caractérisée par la possibilité d’une vision panoramique grâce à un téléphérique qui le surplombe ( la ballade en cabine dure
environ 20 minutes pour avoir une bonne vision aérienne sur les animaux).
Particularité amusante : un éléphant sonne une cloche avec sa trompe quand on
lui donne une pièce. On trouve aussi des rhinocéros blancs.
Le zoo propose des spectacles avec des perroquets, des reptiles ainsi que des
dauphins et des otaries (dans le delphinarium (bassin) avec vue au dessus et en dessous de l’eau. A voir si on aime les animaux.
Temps très ensoleillé et très chaud avec dégustation de délicieux sandwichs pour le
déjeuner.
Victoire, nous n’avons plus besoin de plan pour nous repérer.
La fin de la journée est ponctuée comme d’habitude par un café et un pasteïs chez
José.
16 septembre
1999
BELEM.
C’est de là que partirent les vaisseaux qui se lançaient à la découverte des terres
inconnues et allaient affronter les mers océanes.
Visite de l’église SANTA MARIA : La voûte a résisté au tremblement de terre. On
peut admirer de superbes décorations sur les piliers.
A l’entrée, on peut trouver le tombeau de VASCO DE GAMA et CAMOENS. Un très beau
cloître comprend 2 étages et forme un quadrilatère de 55 mètres de côté. Il donne sur le réfectoire des moines et est recouvert d’azuléjos jaunes et bleus.
17 septembre
1999
Voilà , c’est fini
C’est un peu triste de faire ses bagages quand le séjour a été si
intense.
Nous reviendrons, c’est promis…
_Départ LISBOA : embarquement à 8h05.
_ Décollage prévu à 8h35 vers PARIS ORLY Sud.
_ 1h55 de vol, beaucoup de nuages.
Accueil très chaleureux par Annick, Françoise et Charly.
Par ma femme, Nathalie Thomas, qui est mon rayon de soleil.
Françoise et Charly sont mes beaux parents.
Annick est la soeur de Françoise et la maman de Jean-François.
C'était en 1999, en septembre.
Le cousin de ma femme qui est donc le mien et que j'aime beaucoup, qui se prénomme Jean-François Miallet, nous a reçu ma femme et moi, chez lui, pour une durée de quinze jours.
A l'époque, il était responsable de Renault véhicule Industriel au Portugal.
Il habitait alors à Lisbonne. Il nous à reçu comme des rois.
Voici la narration de ce superbe séjour...
VOYAGE
AU
PORTUGAL
DU 04 AU 17 SEPTEMBRE
1999
Voici en quelques lignes nos plus beaux souvenirs d’un séjour au Portugal qui
restera pour nous un moment merveilleux de détente, de découverte d’un pays qui nous semblait bien banal et auquel on l’avoue nous n’aurions peut être jamais porté un intérêt quelconque si Jeff
ne nous avait pas invité.
Alors avant de commencer, simplement Jeff nous tenons à te dire
MERCI…
04 septembre
1999
Départ et décollage
_Départ de l’aéroport « Charles DE GAULLE 1 » le samedi 04
septembre 1999
_Embarquement à 14 heures 35
_Décollage prévu pour 15 heures 20 - direction LISBONNE
_Avion AIR BUS 320 pour 1 heure 59 de vol
_Décollage effectif à 15 heures 50 (heure française), vers l’Est contour de PARIS
sur la gauche. Le décalage horaire sera d’une heure.
_Trajet : PARIS, suivi de la Loire direction NANTES, la côte atlantique, le
nord de l’Espagne, FATIMA. Atterrissage prévu à 17 heures (heure locale).
Jeff est au rendez-vous.
Nous déposons nos bagages à l’appartement de la « Rua da Graça » suivi
d’une visite rapide des lieux de la belle demeure :
La résidence est très chic dans un quartier qui l’est beaucoup moins. La
construction est très récente et avant-gardiste avec au sol marbre et parquets. L’appartement comprend cinq chambres, toutes avec salle de bain à baignoire comprenant un jacuzzi…, une cuisine
aménagée équipée avec four, four micro-onde, lave vaisselle, lave linge et sèche linge, réfrigérateur à distributeur de glaçons.
Nous sommes très impressionnés par tant de luxe.
La vue sur LISBONNE est imprenable; très en hauteur elle permet de dominer de nombreux quartiers de la capitale. La suite de la
visite permet de découvrir dans la résidence une piscine intérieure chauffée, une piscine extérieure entourée de pelouse entretenue comme un terrain de golf, une salle de gymnastique et de
musculation équipée de banc, vélos, rameurs …, un sauna… Toute cette superbe installation étant entretenue bien sûr quotidiennement.
En un mot superbe, bien pensé, avec de nombreux gadgets qui en font
l’originalité.
Nous poursuivons notre soirée par une ballade de LISBONNE, en Renault Espace
climatisée (chaleur oblige), en ville basse. Ce bref tour d’horizon nous incitera ultérieurement à poursuivre cette visite de la capitale à pieds.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Sud - Ouest par la côte
d’ESTONIL – CASCAIS – RABO DA ROCA qui se trouve être le point le plus à l’ouest de l’Europe. Ce coin est très étonnamment vallonné. Le retour
se fera par les terres. A la nuit tombée, un petit arrêt au moulin de DON QUICHOTTE s’impose : dégustation du punch brésilien ( Cachaça ), très savoureux et rafraîchissant mais il semble ne
pas falloir en abuser car sinon les petits oiseaux chantent, et la route devient tout à coup fortement sinueuse.
05 septembre
1999
1er jour de vacances avec guide
Jeff est notre chauffeur, mais surtout notre guide particulier.
Courses au magasin Continent. Cet hypermarché est très bien achalandé autant en
marchandises portugaises que françaises. Nous achetons des bananes à cuire que Jeff nous concoctera le soir même, suivant une recette dont il garde le secret très précieusement, et qui se
révèleront être succulentes.
La journée se poursuit par une ballade de l’autre côté du TAGE (le plus long fleuve
de la péninsule Ibérique : 1120 kms dont 275 au Portugal) par le nouveau pont VASCO DE GAMA (personnage célèbre qui a découvert les
Indes) inauguré en 1998. Avec ses 17 kilomètres, ce pont est l’un des plus longs en Europe.
La pause déjeuner le midi se fait en bord de mer dans une sorte de
paillote.
Au menu : pour l’apéro
dégustation d’un vin de Porto s’impose, avec en amuse-bouche des petits fromages de brebis et des olives, puis poisson grillé comme plat principal. Il faut plutôt être prudent lors de la commande
car le poisson est servi dans son intégralité quelque soit sa taille…
La visite se poursuit par AL
COCHETE, SETUBAL : vue magnifique sur la « Peninsula de TROIA » dont la plage s’étend à perte de
vue, puis la côte vers SESIMBRA.
Là encore retour par les terres. La traversée du Tage se fera par l’ancien pont du
25 avril : ce pont a été inauguré en Août 1966 le « pont Salazar », nom du dictateur de l’époque, puis il fut rebaptisé après la révolution des œillets. L’originalité de cet
édifice est qu’il est suspendu ; d’une longueur totale de 2278 mètres et d’une hauteur de 70 mètres au dessus des eaux.
Le soir Jeff nous fait la visite de l’usine RENAULT VI à VILA FRANCA DE
XIRA. Cette usine est impressionnante non pas par sa taille mais plutôt par sa construction récente et innovante, son esprit pratique et spacieux très soucieux du confort des ouvriers.
Monter dans une de ces gigantesques cabines de camion est incontournable, car cette opportunité ne se représentera peut être pas.
A notre grande surprise, une clio avait été réservée par Jeff à notre attention pour
le séjour au Portugal. Elle nous permettra plus tard de sillonner les « rua de Lisboa » et mêmes les environs…
06 septembre
1999
Familiarisation avec notre environnement
Piscine le matin et rameur car Fred insiste…
Aujourd’hui sera réservée à une meilleure connaissance des lieux au niveau local.
Nous sommes livrés à nous même car Jeff a repris le travail. Nous commençons par visiter le quartier d’ALFAMA : un dédale de ruelles
nous permet d’avancer dans les quartiers anciens. Nous apprécions les azulejos ( carreaux de faïence vernissée et qui sont assemblés pour former
des figures géométriques ou même des scènes de vie) et les points de vue surplombant LISBOA (ville chaotique aux 7 collines) et le Tage.
Le linge pend aux fenêtres, les gens prennent le temps de vivre ce qui est très
reposant pour nous. De nombreuses boutiques typiques, le plus souvent très archaïques offrant quelques fruits ou objets insolites et poussiéreux, ouvrent leurs portes.
Arrivée à 17 heures pour visiter la cathédrale « SE », trop tard la porte
reste fermée au public. Ce sera pour une autre fois.
Les nombreuses marches qu’il faut monter et descendre surprennent les non initiés
que nous sommes, mais finalement nous ne serons pas mécontent de notre ballade : même si les mollets tireront certainement le lendemain…
Le petit café traditionnel s’impose dans un lieu que nous fréquenterons tous
les jours qui suivent dans la rua da graça pour cette dégustation, chez José avec qui nous ferons connaissance plus tard tout en se parlant par signes à cause de la barrière du
langage.
Puis pour finir la journée, rien de tel qu’un petit plongeon dans la piscine qui
nous permet de nous détendre après ce petit périple.
Point historique :
Le tremblement de terre de 1755 a détruit tout LISBONNE. Tous les gens se sont
dirigés vers le Tage. Une vague déferlante a détruit entièrement la ville basse. Tout sera réorganisé et reconstruit.
07 septembre
1999
Visite de LISBONNE (suite) car finalement les mollets ne tirent pas plus que
ça.
Eglise de « SAO VICENTE DE
FORA ».
Cette église est étonnante car elle est entièrement blanche. Au sud, les murs du
cloître sont recouverts d’Azulejos.
La cathédrale « SE » de LISBONNE a joué le rôle de forteresse. Elle fut de nombreuse fois remaniée suite aux tremblements de terre.
Dans les jardins du cloître, des fouilles encore entreprises, ont mis jour à des
vestiges vénitiens et romains, ainsi que les ruines d’une ancienne mosquée.
Le Castello (château)
SAO JORGE est le berceau de la cité. Il se trouve à une position stratégique placé sur une butte. De là de nombreuses zones panoramiques superbes surplombent la ville et le Tage.
Le château compte 10 tours reliées entre elles. Il abrite de nombreux recoins calmes et ombragés.
08 septembre
1999
Visite du centre du Portugal : Les rues de LISBONNE étant un peu plus
familières, nous envisageons d’aller un peu plus dans les terres.
Départ 8 h 10 : Jeff nous guide sur la bonne route vers l’autoroute. L’aventure
commence… Doit-on se venter d’avoir oublié nos permis de conduire ? Non bien sûr, mais l’envie de pouvoir utiliser la voiture pour visiter le Portugal est trop forte.
1ère destination : OBIDOS.
Il fait un temps splendide, comme depuis notre arrivée d’ailleurs. Le paysage est
très vaste, composé de vallons verdoyants et de nombreux moulins à vent.
OBIDOS est une citée fortifiée avec des petites tours rondes qui dominent le
littoral. L’Accès aux remparts nous donnent de superbes points de vue. Nous apprécions d’être seuls, car de nombreux cars de touristes viennent visiter ce lieu typique : Ces groupes
n’ont à leur disposition qu’une heure, et hop il faut reprendre la direction du car…
Au nord du donjon, la citée fortifiée abrite des maisons blanches souvent rehaussées de bleu, jaune ou rouge au niveau des ouvertures (portes et fenêtres). Des gens habitent cet endroit où
il y a même une école.
Le climat, plutôt très favorable, permet aux plantes de se développer de manière
gigantesque. Les bougainvillées et même les géraniums zonales s’élèvent à 10 mètres de haut.
La Visite de la cité se termine par l’église « SANTA
MARIA » du 17ème siècle dont les murs intérieurs sont recouverts d’azulejos (grands motifs de végétaux).
2ème destination : ALCOBACAS
ALCOBACAS détient l’une des plus belles abbayes cisterciennes (les cisterciens
constituent une famille monastique issue de l’abbaye bénédictine de Cîteaux ; ils observent une grande austérité et l’exercice du travail manuel). C’est aussi une région agricole avec
beaucoup de commerces de fruits.
Nous visitons le monastère de Santa Maria : immense et surtout très surprenant
par sa hauteur. Les tombeaux sont magnifiques : ils sont recouverts de petites sculptures qui ressembleraient presque à de la dentelle. Inès de Castro qui est soutenu par des anges orné des
frises d’armoiries du Portugal, ainsi que Pierre 1er y sont enterrés.
3ème destination : NAZARE.
NAZARE bénéficie d’un site exceptionnel : la plage très longue est dominée sur
la droite par une falaise abrupte. C’est une ville qui se caractérise comme étant la ville des pêcheurs.
Nous déjeunerons dans un superbe restaurant en bord de plage. Le soucis majeur reste
la lecture de la carte et la commande en portugais. Il faut dire que les gens sont particulièrement serviables et viennent naturellement au devant de vous quand un problème de ce genre arrive. A
une autre table, un jeune sentant notre désarroi s’est levé pour nous venir en aide et nous permettre de déjeuner. Au menu : épée de mer et coques à l’espagnol. Des petits fromages sont
toujours proposés en amuse-bouche. Nous sortirons donc le ventre plein pour quelques escudos (monnaie locale).
Poissons sèchés sur la plage.
La ballade sur le bord de la plage s’impose. De vieilles femmes portugaises vendent des poissons séchés (sorte de sardines), alors que d’autres, installées en plein soleil toute la
journée, tentent de louer des chambres d’hôtes aux touristes.
Le retour vers LISBONNE est plutôt difficile, et même pourrait-on dire fort
périlleux. Premier problème nous n’avons pas de plan détaillé de la ville : alors quand on est étranger et que de nombreuses rues sont en sens unique, c’est plutôt la
galère.
De plus ce jour là une manifestation de soutien pour le TIMOR oriental est organisé
et bloque le centre ville. Le sourire ne peut pas se lire sur nos lèvres (surtout sur celles de Fred), alors que nous voyons aussi le réservoir se vider… Finalement, la solution la plus
raisonnable est de suivre la voie du tramway 28 qui nous guide jusqu’à la Rua da Graça. Le café de ce jour là est doublement apprécié…
09 septembre
1999
Journée repos
Salle de musculation et piscine intérieure chauffée.
Petite ballade dans le quartier de la Rua Da Graça. Petit café, succulent comme
d’habitude chez José… Courses au supermarché du coin pour savourer les délicieux fruits de saison (entre autre les melons d’eau…).